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Tombeau de Napoléon : un attentat historique et esthétique orchestré à cheval ! Abonnés

OPINION. Le plasticien Pascal Convert a eu l’idée hasardeuse d’installer une reproduction en plastique du squelette du cheval préféré de l’Empereur au-dessus de son tombeau. Un projet qui, selon notre abonné, tient davantage du vandalisme institutionnel que de l’« humanisation » invoquée par l’artiste.

Tombeau de Napoléon : un attentat historique et esthétique orchestré à cheval !

« Pauvres cendres de conséquence », nous prévenait déjà Brassens en son temps. Il anticipait le nôtre et ses médiocrités, ses idées laides… Et en voie d’application directe, par prétentions esthétiques et « humanistes » !

Alors qu’on suspend partout en France les expositions du bicentenaire napoléonien et saint-hélénien de 2021, on trouve cependant le moyen de vouloir « plastifier » indignement le tombeau des Invalides, celui de Napoléon, et à la veille du 5 mai. En l’ornant en projet et par « là-dessus », au culot en somme, d’un squelette en plastique de cheval mort. On conjugue allègrement, en se foutant du monde, injure, inculture crasse, hypocrisie humaniste proclamée et mauvais goût. Ce qui fait beaucoup. Beaucoup trop !

Je suis aujourd’hui d’une humeur de mauvais cheval. Je préfère prévenir. Après bien des laideurs d’expositions passées en divers lieux dont Versailles, d’artistes proclamés sinon véritables, après bien des horreurs esthétiques imposées dans des lieux de prestige et d’Histoire fondamentaux, l’on pensait avoir atteint depuis quelques années, quelques mois, les sommets du crétinisme ambiant en France. Restait à prétendre « humaniser » Napoléon, jusqu’au-dessus de son tombeau aux Invalides.

Par quel moyen ? Par une « installation » d’artiste, comme on dit. Par un infect, laid, inepte, stupide et dégradant squelette en plastique de pauvre cadavre équin fort peu équestre (je ne dis pas « en plastic », précisons bien les choses !), placé ou jetable-là, « en hommage » et par souci « de réhumanisation » de la dépouille impériale (et quel jargon, en prime !), donc, en ce lieu.

Décidément, les sinistres personnages qui ont cru bon de placer là ce cheval approximatif et qui se gargarisent d’humanisme sont bêtes à pleurer (pas à hennir : on doit respecter les vrais chevaux, comme il convient de respecter...

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