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La jurisprudence des dîners en ville Abonnés

COMMUNIQUÉ. Michel Onfray répond aux journalistes qui l'interrogent depuis quelques heures au sujet de son amie Aurore Van Opstal, qui accuse Éric Zemmour d'inconduite sexuelle.

La jurisprudence des dîners en ville

A la faveur de la récente déclaration d’une élue socialiste accusant Eric Zemmour de gestes déplacés, Mediapart me téléphone pour savoir quelles sont mes relations avec Aurore Van Opstal, qui a publié un post, que je n’ai pas lu, dans lequel elle rapporte avoir été elle aussi victime de gestes déplacés de la part d’Éric Zemmour.  Puis c’est au tour de la rédaction de LCI de me solliciter pour la même chose. Il y en aura probablement d’autres…

Voici donc ma réponse.

Je connais Aurore Van Opstal depuis plusieurs années. Je n’ai pas la mémoire des dates et ne tiens aucune archive me permettant de savoir depuis quand. Je l’ai rencontrée à Bruxelles chez mon camarade Noël Godin, alias Le Gloupier, l’entarteur de BHL, et de quelques autres. J’étais en compagnie de Dorothée, ma compagne devenue mon épouse depuis. Aurore Van Opstal est venue chez nous une fois à Chambois en compagnie de Noël Godin et de sa compagne Sylvie. Dorothée était également présente. Plus tard, mon épouse et moi-même lui avons prêté notre maison pendant plusieurs semaines en notre absence. Elle y était accompagnée.

Nos relations sont essentiellement épistolaires. Aurore a rédigé un manuscrit qui raconte sa terrible enfance violentée, prostituée par sa mère, que j’ai proposé à la plupart de mes éditeurs - Grasset, Laffont, L’Observatoire, Albin Michel, Flammarion. Tous ont décliné l’édition de son manuscrit, qui a trouvé preneur chez un petit éditeur.

Concernant Eric Zemmour, j’ai entendu beaucoup de choses sur sa vie sexuelle. On en dit autant concernant la mienne et je suis bien placé pour savoir qu’il entre dans toutes ces considérations tenues lors de dîners en ville où règnent potins, rumeurs et ouï-dire, une grande part de passions tristes et de délectation morose. Un journaliste du Nouvel Observateur qui me recevait un jour...

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