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Se fédérer en réseaux : la seule chose que nos élites redoutent vraiment ! Abonnés

OPINION. Membre actif de l’association Front Populaire & Cie, notre abonné regrette le manque de structuration des Français déçus de la politique partisane. Face à la tentation de la résignation, il appelle à se constituer en réseau, seule manière d’influencer le cours des choses.

Se fédérer en réseaux : la seule chose que nos élites redoutent vraiment !
Publié le 30 avril 2021

Les politiques n’ont qu’un objectif : se faire (ré) élire. Les médias veulent faire de l’audimat et les gros industriels, vendre toujours plus ! Leurs points communs ? Ils se partagent de gentils petits consommateurs pas trop contrariants et faciles à convaincre. Mais n’oublions pas que le peuple a la puissance ! Quand allons-nous une bonne fois pour toutes prendre conscience de cette force ? Quand allons-nous enfin prendre la décision de l’utiliser ?

Nous sommes en train de vivre une période hallucinante : une crise du Covid-19, avec sa gestion anxiogène, surréaliste et irresponsable qui soulève tellement de questions, une nouvelle séquence d’attentats qui commence enfin à faire vaciller les certitudes des plus idéologues d’entre nous et une crise économique et sociale mondiale qui s’annonce. Il n’y a pas meilleur moment pour inviter nos concitoyens à regarder la réalité en face, stimuler l’esprit critique, amener à réfléchir, réveiller les consciences et enfin prendre la décision de ne plus se soumettre ! Dans les mois qui viennent, soit nous basculons dans un asservissement sans précédent, soit nous nous réveillons et reprenons notre destin en main !

Mais tout le monde n’a pas l’âme d’un résistant. Et il n’y a rien de grave à cela. Chacun a son histoire, son caractère, ses contraintes… ses peurs ! Nous ne sommes pas tous obligés d’être des révolutionnaires actifs. Descendre dans la rue chaque samedi et occuper les ronds-points ! C’est admirable ! Mais ça n’a pas suffi ! Il faut donc trouver autre chose !

Il a manqué principalement deux choses aux Gilets jaunes : la coordination et une implication plus active de 70 à 80 % de Français qui nous soutenaient (ils seraient encore 51 % selon un sondage Ifop de septembre 2020 !). L’objectif est donc d’impliquer dans l’action un maximum de personnes… durablement ! Pourquoi croyez-vous que cette revue s’appelle « Front Populaire » ? Nous pourrons, avec un peu de discipline et d’implication, mettre en place une pression permanente sur les politiques, médias et industriels. Et nous pourrons même le faire bien au chaud sur notre canapé, là où les CRS ne viendront jamais nous trouver !

Mais pour que cela fonctionne : il faut être très nombreux ! En octobre dernier, j’avais déjà émis une idée sur le site de Front Populaire : « Imaginons plusieurs petits groupes de personnes se réunissant pour réfléchir à un ensemble de problématiques et proposant des solutions concrètes pour les résoudre. L’ensemble sera soumis au vote d’un plus grand nombre. Seules les propositions qui font consensus seront retenues. Une sorte de programme. Imaginons ce document diffusé en masse par de nombreuses personnes qui, un jour, ont décidé de s’abonner à une revue trimestrielle… 50 000 abonnés partageraient cette initiative avec 100 personnes chacun, cela donnerait 5 millions de personnes informées ! Et si nous étions 200 000 abonnés d’ici un an ? 20 Millions de personnes informées ! » Et si 20 millions de personnes recevaient l’email « La semaine du Front Populaire »… toutes les semaines !
Ne serions-nous pas déjà, tous ensemble, une sorte de média alternatif ?

Mais allons un peu plus loin : sur exactement le même principe, nous pourrions décider, tous les mois, de faire une action collective, simple, constructive et même ludique ! Une « opé » à laquelle chacun peut participer, même en famille et qui ne prend que quelques minutes. Quelques exemples :

1) Macron passe à la télé pour une énième déclaration. Nous décidons tous ensemble de regarder son intervention dès le début pendant 60 secondes, puis nous zappons sur Arte… pendant 5 min ! Puis revenons sur la déclaration de Macron, mais sur une chaine précise (celle qui a le moins d’audimat d’habitude) regardons pendant encore 60 secondes ! Et nous quittons tous ensemble cette déclaration officielle… Si nous sommes 5000 à jouer le jeu… nous serons 5000 à être au courant ! et cela nous fera une belle jambe ! Si nous sommes, ne serait-ce qu’un million, les médias vont s’affoler, c’est une certitude !

Et tous les mois, on recommence ! Avec un autre type d’action :

2) Sous un article paru le 18 octobre dernier à propos du rassemblement en l’honneur de Samuel Paty, un internaute sous le pseudonyme caltex61 avait proposé ceci dans les commentaires : « Et si pour manifester en masse leur entrée en résistance contre tout ce qui tue la Nation, les Français conscients du désastre attachaient quelque part un bout de chiffon noir ? […] Geste de désapprobation au couleur du deuil pouvant s’étendre sur une durée indéterminée et accessible à tous. Pas de récupération politique possible […] Pas de prise donnée à l’État pour qu’il puisse réprimer quoi que ce soit. Pas de blessés et casses. Juste une noire colère exprimée pacifiquement. Pour moi, c’est fait. […] Peut-être suis-je en train de rêver. Mais relayée par tous les moyens de communication accessibles dont les réseaux sociaux en premiers, cette manifestation de colère noire à la portée de tous pourrait gagner tout le pays […] Les médias officiels seraient dès lors obligés d’en parler, mais dépossédés d’armes pour la dénigrer. […] Et qui sait si abondamment relayer, ce symbole d’unité face aux responsables du chaos, tous confondus, ne gagnerait pas d’autres pays occidentaux ? […] En un seul petit bout de tissu se passant de mots et de slogans, compris de tous les peuples, l’ensemble des résistants européens rassemblés. Ce serait puissant et beau ! […] Qu’en pensez-vous ? » Bien sur, caltex61, qu’il faut s’autoriser à rêver ! et sans réserve ! Il y a déjà eu un précédent spontané : le gilet jaune sur le tableau de bord ! Mais il ne faut pas se contenter de rêver ! Et si nous étions 200 000 à relayer avec détermination cette initiative à 100 personnes chacune, combien de chiffons noirs accrochés dans toute la France… ou dans le monde ?

3) L’idée de la semaine. Dans « La lettre du Front Populaire » du 24 octobre 2020, Christian Hocq réagissait : « Professeur agrégé d’Histoire, je suis scandalisé que les 4300 CDI des lycées et les 5300 des collèges soient abonnés au quotidien Le Monde dont la complaisance pour l’islamisme est avérée. Le 9 octobre dernier, sous le titre “islamisme à l’école : retrouver le sens des proportions”, Luc Cédelle y critiquait le livre de Jean-Pierre Obin, “Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école”. Si vous organisez une pétition pour que cette pratique cesse, je signe. »

Les pétitions servent à quelque chose lorsqu’elles dépassent le million et sont suivies d’actes concrets, comme la fameuse « Affaire du siècle ». Si nous sommes 200 000 à relayer avec conviction une pétition à 100 personnes chacune, on dépasserait le million, c’est une certitude ! Sur les 20 millions de personnes informées, il suffira d’en convaincre 800 000. Nous avons tous au moins 4 amis qui peuvent prendre 30 secondes pour participer à une pétition. Tout le reste sera du bonus !

Ça aussi c’est de la résistance ! Ce sont le nombre, la fréquence et la précision des opérations qui constituent une démonstration de force. Aujourd’hui, les personnes qui dirigent ce monde n’ont aucune raison d’être inquiètes. Les Français n’ont jamais été aussi soumis. Mais demain ?

Il faut préparer l’après-Covid ! Si nous sommes capables de faire collectivement ce type d’action chaque mois, pendants des mois, que se passera-t-il le jour ou l’on décide de lancer des opérations un peu plus… tatillonnes. Quelques suggestions, crescendo : aimer une page Facebook, signer une pétition, faire exploser l’audimat, les ventes d’un livre particulièrement pertinent et d’intérêt général. (Le best seller du moment : Abattre L’ennemi de Juan Branco), éteindre la télévision pendant une semaine (oh que ça va être dur…), boycotter la grande distribution et privilégier les petits commerçants pendant une semaine, boycotter un produit ou article particulièrement nocif, se fédérer en petits actionnaires (comme l’affaire GameStop), faire un usage régulier du Référendum d’initiative citoyenne (RIC) (la première doléance des lecteurs de Front Populaire !), retirer chacun 300 euros d’espèces au distributeur la même semaine. Faire élire en 2022 le dernier président qui aura comme programme de rendre le pouvoir au peuple ! Faudra-t-il redescendre dans la rue ? Mais pour des pique-niqué, en famille, à plusieurs millions de personnes dans toutes les grandes villes de France… en prenant bien soin de ne rien abimer et de ramasser ses déchets !

Il s’agit très clairement d’une sorte d’apprentissage : faire la démonstration que les actions collectives, ça fonctionne ! Un déconditionnement de masse ! Action après action, semaine après semaine, l’objectif est de renforcer et de développer le réseau : être à chaque fois de plus en plus nombreux à participer ! Il faudra privilégier les actions qui sont mesurables, que les médias seront bien obligés de relayer. Toujours dans la légalité, toujours de bon goût ! Afin d’obtenir l’adhésion du plus grand nombre… mobiliser et faire boule de neige !

D’autres initiatives du même type existent déjà. Le collectif La Ronce était présenté comme ceci dans un article de l’Obs publié le 14 octobre 2020 : « Quelle que soit la cible, l’idée est la suivante : s’en prendre, par une multitude d’actions simples, décentralisées, mais simultanées, à l’action de certaines multinationales, “destructrices du vivant”, en mettant un grain de sable dans leur fonctionnement. Ces “petits gestes pour la planète, s’ils étaient reproduits par des centaines de milliers de personnes en même temps, partout, en ciblant un produit ou une marque en particulier, auraient un impact financier tel que nous ferions plier la multinationale qui le fabrique”. »

Et si nous nous mettions tous ensemble à réfléchir, si nous laissions nos esprits divaguer… Cela ouvrirait des perspectives qu’aujourd’hui nous ne pouvons même pas entrevoir. Sortons de ce cadre que l’on nous a greffé dans le cerveau ! Projetons-nous dans un pays où 20 millions de personnes reçoivent une même information pertinente et constructive toutes les semaines ! Et un appel à participer à une action simple et ludique tous les mois ! Serait-ce si inaccessible ? 200 000 personnes ? Combien de lecteurs de FP à ce jour ? 150 000 par numéro ? Combien d’abonnés ? 50 000 ? Combien de membres de Front Populaire & Cie (FP&Cie) ? 2800 dont 640 actifs ? Combien de Gilets jaunes ont donné leur temps sur les ronds-points et les manifs ? 1.5 Millions cumulés (estimation personnelle !) ? Une petite action tous les mois et un partage hebdomadaire ne devraient pas leur faire peur ! Cela vous semble toujours invraisemblable ?

Dans « Ceux qui ont dit non », une interview publiée sur FP en mai dernier, Michel Onfray passe en revue ses modèles d’insurrection non violente (Gandhi, Mandela, Martin Luther King…), qui, chacun à leur manière, ont inspiré la création de Front Populaire. Il ajoute que « l’option non violente est extrêmement intéressante et elle n’a pas été exploitée comme elle le mérite ».

L’individualisme est asséné, cultivé et entretenu. L’individualisme fait vendre, alors que le collectif rend plus sage ! Nous avons découvert sur le rond-point et dans les manifs que nous leur avons fait peur. Mais c’est surtout le soutien de 70 % des Français qui posait vraiment problème. L’ensemble des actions entreprises par le gouvernement Macron et les médias avaient pour but de décrédibiliser le mouvement pour faire baisser ce soutien !

Pas besoin de porter un gilet jaune pour la révolte qui vient, il faut fédérer bien au-delà. Il faut (ré) apprendre au plus grand nombre que les actions collectives fonctionnent ! Osez laisser divaguer votre esprit : nous n’aurons peut-être même pas besoin de redescendre la rue ! Il y a tellement de moyens de montrer sa force, de faire pression, de soutenir par des actes ce qui va dans le bon sens, de montrer le chemin… à partir du moment où nous sommes très nombreux ! La priorité est de nous fédérer, de nous organiser, de fabriquer de toute pièce des réseaux à taille humaine de proximité tous reliés les uns aux autres. FP et FP&Cie sont un excellent moyen d’y parvenir :

– L’email hebdomadaire existe déjà ! Dans lequel on trouve « l’article de la semaine ». Il suffira de rajouter une rubrique « Action du mois » que l’on pourrait appeler « À nous de jouer ! »
– Le cahier de doléances existe déjà ! Sur le même principe : Cahier d’actions proposées par les lecteurs. La plus populaire, celle qui a fait consensus, sera diffusée par le réseau et mise en œuvre chaque mois.
– Au moins un article hebdomadaire pour mesurer l’impact de l’action du mois passé : ce qui a marché ou pas, ce qu’il faut améliorer ! et préparer la suivante !
– Le nouveau site Internet FP&Cie devrait être lancé ces jours-ci !

Qu’en pensez-vous ? Le brainstorming est de loin ce qu’il y a de plus efficace. N’hésitez pas à soumettre dans les commentaires ci-dessous vos remarques, réserves et propositions… Si ce n’est déjà fait, je vous invite à voir le 2e direct de FP&Cie auquel j’ai eu la chance de participer. Il vous sera proposé d’entrer concrètement en action. Rediffusion ICI !

Dans une interview accordée à Thinkerview, Albert Dupontel déclarait ceci : « On est en guerre contre nous même avec le Covid […] il faut qu’on change notre mode de vie il faut qu’on change notre réflexion […] “l’intelligence collective j’y crois beaucoup” […] Pourquoi faut-il dans les démocraties modernes aller dans la rue pour se faire entendre ? Déjà, il y a un problème ! » Dans un article publié sur Front Populaire le 9 novembre dernier, Georges Lafon disait ceci : « Dans cette époque étrange, il est peut-être souhaitable de construire un socle commun concret avec toutes les personnes de bonne volonté désirant vivre en paix, ensemble, sur le même territoire. Cesser de chercher et d’exploiter les différences qui divisent. Retrouver les fondamentaux qui unissent. Reforger une identité commune. Être solidaires pour faire face aux menaces qui arrivent. Et incarner, d’une certaine manière, l’âme de la France. »

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