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Policier tué à Avignon : la peur, la haine et la démocratie Abonnés

OPINION. Cet énième drame ayant coûté la vie à un policier appelle, selon notre abonné, à repenser de manière urgente les règles de notre société démocratique, menacée par une montée de la peur et de la violence.

Policier tué à Avignon : la peur, la haine et la démocratie

Le brigadier Éric Masson, tué à bout portant par un petit caïd de la drogue, n’a pas été victime d’une interpellation qui aurait mal tourné, mais bien de la haine anti-flic qui s’est déjà manifestée dans diverses situations tragiques. Depuis trop longtemps, la police est considérée par une partie de la jeunesse issue de l’immigration comme une armée ennemie qui occupe indûment leur territoire. Il existe en effet une minorité importante de jeunes nés en France et issus parfois depuis plusieurs générations de l’immigration maghrébine, turque ou subsaharienne, qui manifestent par différentes formes de violences leur sentiment d’être des victimes : pillages et vols, trafics, agressions commises avec une brutalité extrême, délinquance, terrorisme… Ceux-là pourrissent la vie des cités, font fuir les habitants honnêtes, de toutes origines, qui ont la possibilité de partir. Ils créent des situations intolérables pour les enseignants, les éducateurs, les bibliothécaires. Ils s’en prennent à la police, aux pompiers, aux médecins même.

On connaît les raisons qui produisent ces violences : des pères souvent absents ou violents, une éducation marquée par l’intolérance de l’altérité, des tabous sexuels qui engendrent les frustrations, une culture de l’honneur et de la honte qui produit de la colère, de la peur, de la dépression et finalement de la haine. Ces jeunes de France ressemblent à leurs « frères » de Berlin, Düsseldorf, Göteborg, Alger, Londres, Bamako, Gaza : leur vision du monde est la même, nourrie de croyances superstitieuses et complotistes. Ils ont quelque chose de cet enfant abandonné avec un sentiment de faiblesse et d’impuissance dont a parlé Erich Fromm, sentiment qui, d’après lui, constitue les facteurs de formation d’un caractère sadique.

Les propagandes des réseaux sociaux et les prêches radicaux dont ils sont abreuvés ne contribuent pas à apaiser leur haine d’une société française, qui pourtant les nourrit...

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