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La militante néoféministe Alice Coffin « agressée » au bouquet de fleurs Abonnés

ARTICLE. Hier, de nombreuses personnalités politiques ont dénoncé « l’agression » de la militante LGBT et conseillère de Paris Alice Coffin par des militants « d’extrême-droite ». Sauf qu’en visionnant les vidéos, le supposé agresseur n’était qu’un jeune homme agenouillé avec un bouquet de fleurs.

La militante néoféministe Alice Coffin « agressée » au bouquet de fleurs

« Agression, nom féminin, du latin agressio : Attaque non provoquée, injustifiée et brutale contre quelqu'un ». Voilà comment le dictionnaire définit une agression. Loin, bien loin, de ce que certains élus LFI, EELV, Génération.s ou LREM ont qualifié « d’agression » et de « violence d’extrême droite ».

Les faits se sont déroulés mercredi 16 juin à la Friche Lucien à Rouen, où Alice Coffin, journaliste, conseillère de Paris et militante néo féministe et LGBT, venait parler de son livre controversé Le Génie lesbien et son recueil de textes Sororité. Elle s’est notamment « illustrée » par ses déclarations polémiques sur les hommes. En 2018, elle avait déclaré « ne pas avoir un mari, ça m'expose plutôt à ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée ». Dans son livre, elle appelait également les femmes à « éliminer les hommes » de leur imaginaire. Plus récemment, la conseillère de Paris a demandé de compter les femmes dans les théâtres pour décider où vont les subventions.

Ce mercredi, donc, Alice Coffin a été approchée par un individu. Sur une vidéo, on voit un jeune homme vêtu d’un costume-cravate s’introduire sur scène, poser le genou à terre devant Alice Coffin et lui tendre un bouquet de fleurs en se fendant d’un : « Je sais que vous ne mangez pas de ce pain-là, mais je me permets de vous offrir des fleurs ». Des propos jugés « clairement lesbophobes » par Simon Ugolin, un des gérants du lieu. Peu après, d’autres individus ont déployé une banderole sur laquelle était écrit : « Pourquoi vous n’aimez pas les hommes, Alice Coffin ? » Ces derniers ont alors été pris à partie puis expulsés de l’évènement par le service d’ordre.

Quelques journaux (dont Libération, la Dépêche et Actu) ainsi que de nombreux élus politiques – majoritairement de gauche et d’extrême-gauche – se sont alors empressés de dénoncer l’« agression », y voyant une nouvelle preuve de la violence d’extrême-droite, dénoncée lors de la « Marche des libertés » samedi dernier à Paris. Petit florilège de ces réactions toutes plus outrancières (et comiques) les unes que les autres :





Le Groupe d’action féministe de Rouen, qui a participé à l’évènement, a réagi dans un communiqué : « loin d’être intimidées, nous poursuivrons avec (sic) détermination notre lutte contre le patriarcat, le racisme, contre la lesbophobie et contre la gangrène fasciste ! »

Et aux « fascistes », c’est connu, on ne fait pas de fleurs.

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