Analyses
Covid-19
Orwell, le Covid et les vampires Abonnés

OPINION. Pass sanitaire, confinement, débat scientifique… Analysés à travers le prisme orwellien, la gestion et le traitement médiatique de la crise sanitaire révèlent l’outrance d’un monde où la nuance est interdite.

Orwell, le Covid et les vampires

Il est de bon ton d’invoquer 1984 d’Orwell pour décrire l’actualité. Tentons l’exercice en y ajoutant une touche de couleur Draculienne. Dans la dictature de Big Brother, la double pensée règne en maître. L’amour, c’est la haine, la guerre, c’est la paix et l’ignorance, c’est la force. Actualisons la liste.

La soumission, c’est la liberté

Dès que quelqu’un exprime sa volonté de ne pas se faire vacciner et critique le passeport sanitaire, il se heurte à une incompréhension sincère : « le meilleur moyen de retrouver notre liberté n’est-il pas d’être favorable à la vaccination ? La vaccination et le passeport sanitaire sont la clef pour rouvrir les restaurants, les cafés et retrouver la liberté, comment pouvez-vous être contre ?! ». L’argument n’est pas scientifique, sinon un débat constructif et didactique pourrait avoir lieu. Après tout, peut-être que la spécificité de l’actuelle pandémie est que l’immunité naturelle de ceux qui ne risquent rien, combinée à la vaccination des groupes à risques, ne suffit plus. Mais la question n’est pas là, l’objection est purement logique : comment est-il possible de ne pas admettre que pour être libre, il faut se soumettre aux injonctions du ministère de la Santé ?! Dites que ces injonctions sont liberticides et on vous répondra que le vaccin n’est pas obligatoire. Rétorquez qu’il l’est par la pression des injonctions, et on vous invitera à ne pas tout mélanger. L’otage est absolument libre de ne pas payer sa rançon… c’est la logique même.

La discrimination, c’est l’équité

En droit, appliquer les mêmes règles à des personnes se trouvant dans des situations différentes est autant discriminatoire qu’appliquer des règles différentes à des personnes se trouvant dans une même situation. Mais ça, c’était avant. Osez dire qu’un jeune sans comorbidités n’est, face à la maladie, objectivement pas dans la même...

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