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Nucléaire : malgré les idées reçues, notre meilleur espoir Abonnés

OPINION. Une énergie polluante, coûteuse, dangereuse... Beaucoup d’idées reçues circulent à propos du nucléaire, empêchant de prendre des décisions rationnelles qui engagent pourtant notre souveraineté économique et environnementale.

Nucléaire : malgré les idées reçues, notre meilleur espoir

Pour beaucoup de personnes, le nucléaire, c’est d’abord Hiroshima et Nagasaki, Tchernobyl et Fukushima. Pourtant, à Fukushima, seul le tsunami a tué et les européens qui s’instruisent doivent connaître la différence entre le nucléaire civil et militaire… Et il reste la source d’énergie la plus sûre et la plus propre qui existe à l’heure actuelle.

Soyons précis : aucun des réacteurs civils n’a causé de mort. On peut d’ailleurs se demander pourquoi les 20.000 morts par le tsunami au Japon deviennent quelquefois « les morts causées par le nucléaire à Fukushima ». Mieux encore, après le tsunami, le prétexte pour évacuer la population a été une norme de 1 millisieverts par an. En Belgique, toute la population devrait donc être évacuée car elle subit naturellement 2,5 millisieverts. Et ne parlons pas du Massif Central où l’on se porte bien avec 20 millisieverts par an et jusqu’à 80 dans certaines régions en Inde. Il y a encore mieux. Les progrès récents dans le domaine sont fulgurants. Ils nous assurent une énergie éternellement renouvelable, sans le moindre danger quoi qu’il arrive, peu coûteuse… on ne nous en parle guère.

Les réacteurs de demain que réalisent la Belgique (MYRRHA), la Chine (Clear e.a.), la Russie (BN 600, BN 800 et bientôt BN 1200), l’Inde (Kalpakkam) et ceux que les USA, l’Angleterre et le Canada étudient sont tout à fait différents de ceux d’aujourd’hui. Ils font partie de ce que l’on appelle la 4e génération. Beaucoup promettent un Kwh coûtant 1 à 3 centimes d’euros. À l’heure actuelle, le nucléaire revient à environ 4 centimes d’euros au maximum, là où l’éolien monte à plus de 10 centimes d’euros. Ceux qui disent « le vent est gratuit » oublient qu’il ne souffle pas souvent et généralement pas à la bonne vitesse et qu’il faut prévoir en centrales classiques la même puissance que celle installée en éolien. L’énergie éolienne est imprévisible !

Précisons que toutes les filières nucléaires de demain – il y en a près de 50 – peuvent compter sur un combustible déjà en stock pour plusieurs milliers d’années. Tout d’abord, il y a les « déchets » des réacteurs actuels, qui peuvent être, entièrement et par étapes, consommés par les réacteurs de 4e génération en « brûlant » leurs constituants à longue durée de vie. Ces constituants sont actuellement des déchets restant radioactifs durant des milliers, si ce n’est des millions d’années. Ils inquiètent, à raison, les citoyens et Greenpeace ne se renseigne pas. Régulièrement, des transports de déchets sont attaqués sous la houlette de Greenpeace. Non seulement ces déchets sont parfaitement isolés de l’air ambiant, mais quand on sait qu’ils peuvent servir de combustible à de nouvelles centrales, être ainsi neutralisés et nous offrir une énergie propre, peu coûteuse pour longtemps, il y a de quoi se poser des questions sur les motivations et l’intégrité de certains…

Ensuite, ces réacteurs de 4egénération disposent d’une énergie 100 % renouvelable à l’échelle de l’humanité : la mer, radioactive, pourait nous livrer l’uranium pour l’éternité. C’est en tout cas l’objet des travaux du Prix Nobel Steven Chu, ex ministre de l’énergie des USA, ainsi que ceux du Dr. Chien Wai. Le prix de cet uranium n'apparaîtrait même pas dans les comptes des centrales. C’est le renouvelable idéal, tout comme le soleil.

Le pays actuellement le plus décidé à se lancer dans le nucléaire de 4e génération est la Chine. Ce pays tente la production de ces nouvelles centrales en plusieurs variantes. Par exemple :

- La variante « Carlo Rubbia » avec un accélérateur de protons pour activer l’uranium 238 ou le thorium 232. Le cœur de ce réacteur est plongé dans le plomb. En Belgique, le gouvernement a ralenti progressivement la construction de MYRRHA, réacteur qui coûte le prix de quelques éoliennes mais qui est immédiatement rentable.

- Une autre voie est celle des « sels fondus », essentiellement un mélange de fluorure d’uranium ou thorium, de récupération ou naturel, et de fluorure de lithium. Ces deux filières sont des réacteurs à sécurité passive totale. C'est-à-dire que quelle que soit la cause de son arrêt, le combustible du réacteur commence à refroidir sur le champ sans le moindre rejet radioactif dans l’atmosphère. Par contre, plusieurs dispositifs doivent entrer en action pour que le refroidissement d’un réacteur à sécurité active débute. Ainsi, une pompe devait chasser de l’eau dans le réacteur après le tsunami à Fukushima. Elle était en panne et le réacteur a fondu. Quoiqu’il en soit, la sécurité passive totale de ces deux filières élimine le discours catastrophiste de Greenpeace : aucun accident ou acte terroriste ne risque de répandre le contenu radioactif dans la nature…

- La Chine développe aussi la filière créée par la France dans les années 80 (Phénix et Superphénix), fermées suite aux violences des « écologistes » mais terminées en Russie qui l’exporte.

Le discours de Greenpeace s’appuie aussi sur le prix des nouveaux réacteurs d’AREVA. Cette société mourante et dépecée est effectivement incapable d’arriver à produire normalement de gros Westinghouse « haute sécurité active » et cette faillite sert aux promoteurs d’« énergies vertes ». Si aujourd’hui, les Français payent le kWh 15 centimes au lieu de 10 comme aux USA, c’est à cause du renouvelable (barrages exclus). Noyés dans les éoliennes, les Allemands conditionnés sourient en payant 30 centimes le kWh se déclarent prêts à se ruiner pour des énergies « vertes »… qui le sont infiniment moins que le nucléaire de 4egénération ! Et la question est : à qui profite le crime ?

Bref : dans le nucléaire, les diverses filières possibles, sûres, s’affrontent et, malheureusement, ici aussi, l’Europe est plus qu’en dehors du jeu. Demain, Russie, Inde, Canada, Angleterre, Corée du Sud et Chine nous vendront nos centrales nucléaires.

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