Menu
Analyses
Racisme
La manipulation politique de la définition du racisme Abonnés

OPINION. Depuis quelques années, notre abonné observe un changement de la définition du racisme. Un anathème que personne ne voudrait se voir attribuer, mais qui est désormais utilisé pour décrédibiliser l’opposition politique sur certains sujets comme l’immigration.

La manipulation politique de la définition du racisme

La notion de « race » fait un spectaculaire retour dans le débat public en France, pour ne pas dire une arrivée, tant ce sujet n’en a jamais vraiment été un chez nous, contrairement à d’autres pays (États-Unis, Afrique du Sud…). En France, point d’apartheid, point de ségrégation. Au contraire, notre peuple a ouvert ses portes aux familles des travailleurs africains, alors que rien ne l’y obligeait. Des peuples qui avaient réclamé leur indépendance peu de temps auparavant. Aujourd’hui très présents dans notre pays, nos invités et leurs descendants accèdent au confort de la vie occidentale, alors que leur pays d’origine les destinait à une vie moins enviable. J’en veux pour preuve le nombre toujours plus grand de jeunes du « tiers-monde », comme on disait autrefois, qui prennent tous les risques pour passer en Europe et notamment en France.

Pourtant, à en croire certains discours, la France serait un enfer pour les personnes non blanches. Personnes qu’on appelle « racisées » désormais. Un terme inventé par des personnes non blanches, pour les personnes non blanches, destiné à décrire la façon dont les blancs les perçoivent (selon eux) et à matérialiser une séparation raciale entre les blancs et les autres, discrimination dont les blancs seraient les fautifs, conscients ou non, alors que le terme et le concept ont été inventés par des non-blancs. Pardon, des racisés. Il y a de quoi s’y perdre tant le raisonnement est tordu. Ceux qui dénoncent ce « racisme systémique » se définissent « antiracistes ».

Avec la montée en puissance de ce mouvement et de l’importance de la « race » dans le débat public, j’observe un glissement dans le sens même du mot « racisme ». Plus exactement, j’observe l’apparition d’un second sens. Rien de grave en soi. Des mots avec plusieurs sens, il en existe en français. Toutefois l’hystérie dans laquelle se fait aujourd’hui le débat public requiert de bien définir les termes.

Au sens originel du terme, est raciste celui qui voit des différences intrinsèques entre les groupes ethniques («races») qui composent l’humanité et qui établit un rapport hiérarchique entre eux. Par exemple, si je dis que « les blancs sont plus intelligents que les noirs », c’est raciste, au sens premier du terme. J’opère une distinction non fondée entre les gens, basée sur leur race à l’exclusion de tout autre critère, dans laquelle je hiérarchise les races. De nos jours, je remarque qu’on peut être qualifié de raciste sans pour autant se livrer à ce genre de propos. Il semble que le terme accepte un autre sens, qui désigne toute personne refusant d’accueillir des étrangers et de partager son pays avec eux, même si ce refus se fonde sur d’autres critères que la race. C’est ainsi que le collectif Génération Identitaire était régulièrement la cible des antiracistes, en raison de leur hostilité aux migrants. Pourtant, je ne me rappelle pas que ce collectif ait déjà justifié son refus des étrangers par la couleur de leur peau. Il pointait plutôt des problèmes liés (selon eux) à la sécurité, à des différences culturelles trop importantes, à des mœurs incompatibles avec les nôtres, notamment vis-à-vis des femmes. Ce qui, soit dit en passant, semble se confirmer, notamment dans les relations de travail, d’après une récente étude de l’institut Montaigne.

Au sens contemporain du terme, un raciste serait donc quelqu’un qui refuse d’accueillir des étrangers chez soi, quelles qu’en soient ses raisons. Une nuance de taille, puisque le racisme n’a plus rien à voir avec la race ! Pour ma part, je suis opposé à l’accueil de nouveaux étrangers en France, car mon quotidien professionnel me permet d’observer que beaucoup d’entre eux vivent des aides sociales, qu’ils sont surreprésentés parmi les auteurs de violences et que la plupart n’ont aucune volonté de faire société avec nous. Ils viennent rejoindre ceux des leurs qui sont passés avant. Comment ne pas constater un problème, face à un étranger installé en France depuis 10 ans et qui ne parle toujours pas la langue ? Les voyageurs et les polyglottes expliquent que 6 mois dans un pays suffisent pour avoir les bases. Encore faut-il le vouloir. Que dire de cette dame d’origine africaine, fort aimable par ailleurs, qui trouve normal, je cite, de “vivre de la CAF” depuis 2 ans ? J’aurais tant d’exemples à donner pour illustrer mes constats. Mon quotidien en regorge. Il regorge aussi de rencontres avec des Français précaires, notamment âgés ou handicapés, ce qui crée un décalage vertigineux. Partant de ce constat, établi après des années de travail de terrain, au plus près de la réalité, je suis partisan de l’immigration zéro. Les bénéfices pour notre peuple semblent inexistants au regard des inconvénients, d’après mes recherches et mon expérience.

Vous avez remarqué que la race n’entre pas en ligne de compte dans mon raisonnement. Pourtant, je serais certainement taxé de racisme, au sens contemporain du terme. Lorsqu’on croise un antiraciste, il convient de lui faire préciser à quelle définition du racisme il se rattache. Le risque étant qu’il utilise malhonnêtement ce terme pour diaboliser l’autre, sans répondre sur le fond. Antiraciste, je le suis moi-même, s’agissant du sens premier du terme. La race de l’autre m’indiffère. À tel point que j’aimerais qu’on cesse d’en parler à tout bout de champ. À défaut, essayons au moins de bien définir ce mot quand on l’emploie.

commentaireCommenter