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L’Armée française entre les griffes de la Cour de justice de l’Union européenne Abonnés

OPINION. Dans un arrêt rendu le jeudi 15 juillet, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) s’est attaquée au temps de travail des militaires. Au-delà de la remise en cause de leur disponibilité, cette décision est aussi une offensive des institutions européennes contre la souveraineté militaire française.

L’Armée française entre les griffes de la Cour de justice de l’Union européenne

Même si nos politiques, telle la ministre des Armées, Florence Parly, se répandent aujourd’hui en récriminations et en protestations dans les médias au sujet de la dernière décision de la CJUE sur le temps de travail des militaires, ils ne font en réalité que récolter les fruits de la politique européenne suicidaire qu’ils mènent depuis longtemps. En vérité, ces sujets ne sont pas nouveaux. Depuis de nombreuses années, nos Armées et nos militaires sont dans le collimateur des instances européennes, notamment sur le temps de travail et sur l’introduction des syndicats au sein de la grande muette. Ces tendances lourdes, repoussées par nos gouvernements successifs à l’aide de subterfuges savamment négociés, arrivent cependant au bout du bout de ce qu’il va maintenant falloir appliquer.

Dans le cas présent, la CJUE, dans un arrêt rendu le 15 juillet dernier, affirme que les militaires des États membres sont assujettis au même droit du travail que n’importe quel autre travailleur. Bien entendu, cette affirmation, en totale contradiction avec la nécessité pour nos forces armées d’être « disponibles en tout temps et en tout lieu », se heurte au simple bon sens, mais surtout, menace d’impacter gravement le potentiel opérationnel de ce qui reste la seule véritable force armée d’Europe occidentale. Mais loin d’impacter les seuls militaires des trois Armes que sont les armées de terre, de l’air et de mer, une telle décision, si elle était mise en application, perturberait également gravement le fonctionnement de la gendarmerie, qu’il s’agisse des gendarmes mobiles ou départementaux, des sapeurs-pompiers de Paris qui, rappelons-le, sont des militaires issus de l’arme du génie, sans oublier, et non des moindres, le fonctionnement même de notre dissuasion nucléaire.

Face à cette situation ubuesque, un lourd travail juridique ne va pas manquer d’être mené. Toutefois, les décisions de la CJUE n’étant...

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