Analyses
Impuissance publique
Meurtre du prêtre Olivier Maire : les raisons de la colère Abonnés

OPINION. Olivier Maire, prêtre vendéen, a été assassiné ce 9 août. Le ressortissant rwandais qui avait incendié la cathédrale de Nantes a reconnu à la police être l’auteur du crime. En situation irrégulière depuis des années, Emmanuel Abayisenga avait fait l’objet de plusieurs Obligations de quitter le territoire français (OQTF). Céline Pina nous livre son regard sur le drame.

Meurtre du prêtre Olivier Maire : les raisons de la colère

Un prêtre a été assassiné par le même sans-papier rwandais qui avait incendié la cathédrale de Nantes. L’homme pourtant sous le coup d’un arrêté d’expulsion non mis en œuvre avait montré sa dangerosité et sa rancœur en tentant de détruire un lieu fort et symbolique lié pourtant à la communauté chrétienne qui l’avait recueilli et soutenu. Libéré alors qu’il était manifestement très perturbé et était déjà passé à l’acte, on ne peut dire que cette escalade dans la violence ait constitué une surprise. Le problème est qu’elle a coûté la vie d’un homme qui a payé très cher l’idéal chrétien de compassion et de charité auquel il avait voué sa vie.

Que cette histoire choque est parfaitement normal, que cela interroge sur l’autorité de l’État est sain, que les carences de l’institution judiciaire et du ministère de l’Intérieur soient pointées du doigt, aussi. Enfin que les Français ne comprennent pas pourquoi cet homme était en liberté et n’avait pas été expulsé en temps et en heure est logique. Contrairement à ce que prétend Gérald Darmanin, ces réactions ne sont pas condamnables, mais légitimes. Elles témoignent de l’inquiétude des Français face à la faiblesse et au manque de lucidité de ceux qui les dirigent et sont censés œuvrer à les protéger.

Elles le sont d’autant plus que d’autres faits divers sanglants ont marqué l’actualité. On se souvient des deux jeunes filles égorgées en 2017 à la gare de Marseille par un Tunisien en situation irrégulière qui avait été pourtant interpellé deux jours avant pour un vol à Lyon. Plus près de nous en 2020, trois fidèles en prière à la Basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice avaient été aussi égorgées par un Tunisien également en situation irrégulière. Que dire également des enquêtes autour de phénomène de radicalisation où sont souvent mis en cause...

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