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Rachat d’Alstom GEAST : EDF bientôt sous la ligne de flottaison Abonnés

OPINION. Selon de récentes informations, EDF s'apprête à racheter les activités nucléaires de General Electric, qui lui avaient été cédées par Alstom avec l’aval d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie. Une bonne nouvelle pour notre souveraineté, mais qui n’est pas suffisante.

Rachat d’Alstom GEAST : EDF bientôt sous la ligne de flottaison

Ainsi, la version 2 du gosplan des commissaires français du « en même temps » se dispose-t-elle à contraindre une EDF percluse de dettes et étranglée par l’ARENH (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique) à muscler sa stature industrielle par le rachat d’Alstom GEAST, en vue de permettre à la première de répondre à un marché que la LTECV (loi ​​relative à la transition énergétique pour la croissance verte) lui refuse en France et que ses concurrents lui ravissent sans coup férir, à l’étranger. Et cela sans coup férir, précisément à cause du licou écolo de la version 1 du gosplan, entravant l’opérateur historique depuis près de 10 ans !

On a déjà largement exposé dans un précédent article pourquoi, si elle était mise à exécution, cette énième improvisation économico-industrielle partisane des gouvernements d’amateurs défilant à l’Élysée et à Matignon depuis 25 ans serait une funeste bourde de plus, menaçant cette fois de tuer le rescapé.

Pour un acteur social tel que Front Populaire, revendiquant depuis peu et avec succès de moraliser et de rationaliser le débat social, il serait grand temps de s’émanciper de l’appréhension purement politicienne, voire partisane, en tout cas syndicale de la complexe problématique économique menaçant sur ses bases un acteur industriel national particulièrement vital, en ne se contentant plus de dire et de combattre le statut que l’on refuse à juste titre à son ou à ses possibles avatars, et en reléguant au second plan le souci non dissimulé de sauver celui de ses personnels et assimilés.

En appeler au Conseil national de la résistance et à la renationalisation intégrale du complexe électro-industriel français ne constitue pas une solution souverainiste suffisante, sinon crédible, à la nature du douloureux problème posé. Car satisfaire cette revendication laisserait entière la question essentielle de savoir qui paye...

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