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Analyses
Souveraineté
De la solidarité, du cœur et du bon sens… Abonnés

OPINION. Les jeunes français préoccupés par l’avenir de leur pays sont aujourd’hui sommés de taire leurs angoisses et d’adhérer au catéchisme mondialiste. Pourtant, selon notre lecteur, il n’est point de véritable solidarité sans souveraineté.

De la solidarité, du cœur et du bon sens…

J’ai 50 ans, et j’ai supporté dans ma jeunesse, non sans sourciller, voire en râlant certaines fois, les qualificatifs de réac ou de facho parce que je défendais une certaine idée de la France, qui aujourd’hui est en train de sombrer sous les coups de boutoir des idéologies qui veulent la détruire. Je ne sais pas pour vous, mais là, je commence sérieusement à saturer des accusations de fermeture d’esprit, de manque de grandeur d’âme et autre étroitesse de cœur dont les tenants de la bien-pensance ne cessent de nous gratifier. Quand elles ne sont pas formulées dans un vocable autrement plus salé et beaucoup moins digeste !

Hormis le ressenti négatif que cela engendre inévitablement, ces accusations faciles et futiles ont un impact très défavorable sur notre jeunesse. Comment à 18 ans se situer dans l’échelle des valeurs quand on a un choix aussi peu étoffé entre le bien et le mal absolu ? Cette pseudo culture ne supporte pas la contradiction, et tous ceux qui ne l’épousent pas sont à bannir et à exclure de ce monde complètement dénué de repères, où tout se vaut si cela marque une différence. Les jeunes n’osent plus exprimer leurs interrogations et leurs souhaits de conserver certaines valeurs qui ont fait notre pays. Bien sûr ensuite la société va feindre de découvrir l’état de nos universités, de nos institutions et de nos enseignants en termes de pensées soi-disant progressistes… voire au sujet de l’islamo-gauchisme. Mais comment les jeunes pourraient-ils assumer certaines idées quand leurs aînés et la société ne jugent qu’au travers de filtres idéologiques qui les relégueraient au banc des accusés ? Et les isoleraient à l’âge où le lien social est essentiel dans la construction de la personnalité et de son devenir d’adulte. Les dégâts sont considérables et le mutisme de certaines personnes ajoute à la difficulté.

La solidarité ne se décrète pas, elle se choisit

Quand ces adultes ne sont pas à l’origine de cette doxa dominante, où les morts ne se valent pas et où il faut s’insurger de celle d’un petit garçon sur une plage, mais pas de celle d’une victime de la violence dans nos villes. Il est plus que temps de stopper cette mascarade et d’exprimer clairement les choses. Il est plus que temps d’exposer sa colère, de dire enfin pourquoi ces idées de pseudo-bien-pensance ne font que discréditer les jeunes qui tentent de comprendre le monde qui les entoure en cherchant à œuvrer pour qu’il soit meilleur, mais en offrant d’autres solutions. Le temps de la jeunesse est celui de l’action vers l’autre, de la recherche d’un sens à sa vie et de qualités morales. Oui, aider son voisin est une preuve de cœur ! Oui, il n’est pas nécessaire que les gens soient étrangers pour que l’aide revête une valeur morale digne de ce nom ! Oui, il est normal d’avoir envie d’être utile à ceux qui nous ressemblent et qui nous le rendent avec sourire et compassion, davantage qu’auprès de personnes qui rejettent notre mode de vie et nous renvoient haine ou mépris. La solidarité ne se décrète pas, elle se choisit. Et cela a toujours été. Quand notre système social a été mis en place, il le fut en rapport avec la France d’après-guerre. La solidarité s’exerçait entre Français qui venaient de partager une histoire de vie, qui se reconnaissaient dans un peuple unifié par une langue, un système de pensées et un avenir en commun.

Comment ne pas reconnaître aujourd’hui que la situation a tant évolué qu’elle n’a plus rien à voir ! Les bouleversements profonds ne peuvent être occultés sous peine de tremblements terribles d’ici peu dans une population qui ne peut plus faire semblant d’être dupe. La souveraineté n’est pas un vilain mot. Être souverain, c’est avant tout être en mesure de décider et d’agir sur son environnement et son avenir. Cela n’est nullement une question de richesse ou de géographie, c’est une question d’autonomie. Et les jeunes doivent se construire en exerçant leur autonomie à la fois matérielle et spirituelle. L’autonomie exige liberté et clairvoyance. Tout le contraire de ce qu’on leur vend à longueur d’émissions télé qui scindent de manière simpliste le monde en deux camps, celui du bien… et celui du repli sur soi, symbolisant le mal absolu. Comment leur permettre cette autonomie de pensée sans casser le dernier repère qu’il leur reste, la défense d’une juste cause, en hiérarchisant les valeurs morales dans un nuancier aussi riche que sensible, se déclinant entre le bien et le mal ? Il faut leur autoriser leur propre analyse de ces valeurs, leur acceptation voire leur refus de s’y inscrire. Nous, adultes, devons absolument les accompagner dans cette recherche du bon, du bien ! Sans cela nous laissons ces idées du lointain, forcément meilleur et plus attrayant que le proche ; du différent, inévitablement plus nécessiteux que le semblable complètement démuni ; et de l’amour du nouveau, beaucoup plus beau que l’amour du passé et de nos racines, se développer sans contradicteurs, et gagner le cœur de nos jeunes.

Les mondialistes n’ont pas le monopole du cœur

Et je ne parle pas de la jeunesse qui se reconnaît dans la violence et autres pensées déviantes. Je veux m’en tenir à cette jeunesse intelligente qui tente de comprendre le monde que nous ne lui présentons plus de manière intelligible. Quelles images leur montrons-nous et quel avenir leur proposons-nous avec ces raisonnements où tout est inversé ? Les valeurs positives sont vomies, le vrai courage est banni, et seule la différence est louée. Nous avons le devoir de résister face à ces assauts de plus en plus puissants et multiples. Nous devons leur opposer une autre façon de s’exercer au monde en communiant avec son prochain, et en apportant joie et bonheur à son entourage. Nos jeunes ne peuvent pas croire que nous leur abandonnons notre pays délabré, que nous ne leur proposons que cette solidarité mondiale qui du coup n’a plus rien de solidaire, puisqu’imposée.

Je veux redire ici à notre jeunesse que la souveraineté peut aussi signifier humanité ! Je veux réaffirmer d’autant plus fort que la situation s’aggrave, que les mondialistes et autres progressistes « n’ont pas le monopole du cœur » ! Contrairement à l’adage populaire, cette gauche aurait dû réfléchir avant, car on ne peut pas faire feu de tout bois. Maintenant elle se meurt de ses choix nauséabonds, et ces derniers soubresauts n’en sont que plus pathétiques. Mais nous n’avons pas le droit de la laisser emporter dans sa chute une partie des jeunes qui ne peuvent pas se construire ensemble un avenir en commun. Et ne ferons plus France. Attention à la mutation du danger et à son habillage linguistique, sémantique et écologique qui semblent reprendre le flambeau des anciennes luttes des minorités et les agréger afin d’obtenir une majorité. Cette jeunesse française ne doit pas se laisser berner, amadouer, voire endoctriner par cette pensée soi-disant progressiste, mais qui nous fait régresser à tous les niveaux. Là, nous pourrons alors parler de sécession et de réel séparatisme.

Mais l’évolution est rapide, le temps est compté. Nous assisterons bientôt au délitement de notre pays, et compterons alors les parties entières de la société qui s’en détacheront tels des icebergs à la dérive dans l’océan immonde de cette soi-disant bien-pensance. Rétablissons le sens des mots, renouvelons notre contrat social, et de nouveau faisons briller ensemble l’idée d’un avenir commun. Notre France le mérite de par son histoire, et nous le devons à notre jeunesse pour son avenir !

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