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Au Danemark, cette gauche qui a su garder le sens du peuple Abonnés

ARTICLE. Le souverainisme, version danoise. Le Parti social-démocrate (SD) danois est sans doute le parti de gauche le plus viable dans une Europe en mal de social. Souvent considérée comme un véritable laboratoire politique, la gauche danoise aurait-elle trouvé les clés du succès ?

Au Danemark, cette gauche qui a su garder le sens du peuple


Une formule gagnante ? Pour protéger l’État providence et empêcher la droite radicale d’arriver au pouvoir, Copenhague répond par une politique d’intégration et des mesures migratoires restrictives. Le tout en donnant des gages sur le social et pour l’environnement… et les urnes semblent donner raison à cette stratégie. Et pour cause. D’après les sondages, en cas d’élections imminentes, le parti au pouvoir depuis deux ans, le Socialdemokratiet de la Première ministre Mette Frederiksen, l’emporterait largement avec 30% des suffrages – un record depuis 1998.

Il faut dire que les idées ne manquent pas. En matière d’immigration, Mette Frederiksen soulignait déjà en juin 2019 (date de son accession au pouvoir) qu’il était “possible de mener une politique de l’immigration sévère, tout en le faisant de façon intelligente”, annonçant au même moment sa volonté de mettre fin à la “politique des symboles”. Les promesses semblent avoir été tenues. La chef de file des sociaux-démocrates danois assume d’ailleurs clairement sa position : « Pour moi, il devient de plus en plus clair que le prix de la mondialisation incontrôlée, de l’immigration massive et de la libre circulation des travailleurs est payé par les classes populaires. » Alors que le gouvernement précédent, de centre droit, avait déjà durci la législation en la matière, le Parlement a adopté le 3 juin une loi permettant au pays d’ouvrir dans des tiers pays des centres pour demandeurs d’asile pour les y envoyer pendant le traitement de leur dossier. Techniquement, tout demandeur d’asile sera – à de rares exceptions près – automatiquement envoyé dans un centre d’accueil en dehors de l’Union européenne, après enregistrement de sa demande. Avant de quitter le territoire du pays hôte, en cas de refus du statut de réfugié. Objectif : allonger au maximum la durée de traitement des demandes....

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Publié le 3 octobre 2021
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