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Américanisation de la société : décolonisons la France ! Abonnés

OPINION. L’Union européenne n’est pas la seule épine à la patte de la France. L’emprise culturelle et politique des États-Unis sur la France est aussi un obstacle majeur à la reconquête de notre souveraineté.

Américanisation de la société : décolonisons la France !


« Françaises, Français, Nous sommes en guerre. Une guerre qui n’en porte pas le nom. Cette guerre, c’est une guerre de civilisations. C’est une guerre pour la survie de la civilisation française. C’est une guerre pour la survie de l’Humanité. Mais notre ennemi n’a pas de troupes armées, il n’est pas fanatisé, il n’est pas celui qui crie le plus fort. Car l’ennemi murmure. » Voilà comment débutait mon appel lancé aux Françaises et aux Français, le 26 janvier 2019. En ces temps obscurcis par une médiocrité des plus viles, il est, je pense, nécessaire de clarifier la véritable nature de la guerre de civilisations qui nous est menée.

Ne perdons plus de temps : la France a pris ces dernières décennies l’aspect d’une colonie américaine. Depuis la mort de de Gaulle, notre Vercingétorix des temps modernes, la France s’est laissée, tout doucement, subjuguée par la civilisation américaine. Comment ? La guerre est entre la France et les États-Unis ? Et le 11 septembre ? Les attentats de Charlie Hebdo ? La terrible et tragique décapitation de Samuel Paty ? Tout cela compte pour du beurre ? Oh ! Tu nous parles d’Islam ! C’est malheureusement confondre les effets avec les causes. Je ne jetterai pas la première pierre tant l’une est plus spectaculaire par les feux d’artifice et les litres de sang qui ont tristement coulé. Le sang innocent de nos concitoyens.

Mais c’est bien l’américanisation par le haut de nos élites, et par le bas, des banlieusards qui s’identifient à l’histoire des Afro-Américains en reprenant ses codes vestimentaires et artistiques, que la France a programmé sa défaite morale et son désarmement idéologique.

Je ne reviendrai pas sur les différences fondamentales entre la Cité française et la Cité américaine que j’expose dans mon livre, La France Atlas ou notre destinée, aux éditions Cité française, mais en résumé, les États-Unis sont une nation théocratique tribaliste, la France, une nation politique assimilationniste. D’un côté, In God we trust, de l’autre Liberté Égalité Fraternité. La Nation française s’est toujours montrée très exigeante pour accueillir les siens en son sein, très dure même, mais quelle formidable machine à digérer les différences et à unifier son peuple, au départ si divers. Les États-Unis sont eux, une nation composite de tribus blanches et noires, sud-américaines, asiatiques et bien d’autres. Ce sont plusieurs nations au sein de la nation américaine. C’est le fondement même de leur naissance, la différence, toute calviniste, entre les élus et les éternels damnés. Leur croyance bien ancrée que le travail est un acte divin et que la richesse est un signe de Dieu dont la traduction idéologique se trouve dans leur économisme forcené. Ce binarisme américain est l’une de leurs plus grandes forfaitures morales.

En colonisant nos esprits, en subvertissant nos mythes par les leurs, d’Achille à Superman, d’Ulysse à Batman, en nous aliénant jusqu’au point où leur politique intérieure nous semble être la nôtre, en balayant nos héros par les leurs, Napoléon par Kennedy, les Frères Lumières par Steve Jobs et en nous faisant plus compatir à leurs tragédies qu’aux nôtres, le 11 septembre contre le 11 novembre, les Américains nous ont vidés de l’intérieur. Le wokisme, bête évolution du mouvement hippie, menant à la guerre de tous contre tous d’un côté, et de l’autre, l’islamisme conquérant. Deux idéologies destructrices en plein essor dont les États-Unis sont les seuls responsables.

Chères Françaises, chers Français, il est grand temps de débrancher l’Amérique. Il nous faut décoloniser la France. C’est la première des batailles.


Crédits illustration : affiche du PCF par Georges Rival, 1951

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