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Des députés recommandent la généralisation des cours d’école « non genrées » Abonnés

ARTICLE. Un rapport parlementaire remis au nom de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes réclame des réaménagements des cours de récréation, et plus particulièrement des équipements sportifs. Une manière policée de réclamer une généralisation des cours d’écoles « non genrées » en vogue au sein des municipalités EELV…

Des députés recommandent la généralisation des cours d’école « non genrées »


Il s’agit de la 7e recommandation du rapport parlementaire sur les stéréotypes de genre : « repenser l’aménagement des cours de récréation », avec « des équipements sportifs offrant la possibilité aux filles et aux garçons de jouer ensemble ». De telle sorte que « la cour de récréation permette des usages diversifiés et devienne un lieu favorisant l’égalité de genre dans l’appropriation de l’espace ». Avec cette proposition, la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité de chances entre les hommes et les femmes entend, à mot couvert, développer les cours d’école « non genrées », déjà expérimentées dans plusieurs municipalités EELV.

Les parlementaires s’appuient sur les travaux d’Édith Maruéjouls, une “géographe du genre

Le rapport d’information enregistré le 6 octobre 2021 reprend à son compte les éléments de langage des mairies (principalement) aux mains d’élus EELV. Rennes, Poitiers, Lyon Grenoble, Strasbourg sont autant de villes qui ont ou qui réfléchissent à transformer les cours de récréation de leurs écoles, jugées trop sexistes. « De nombreuses villes font déjà figure de bonnes élèves en la matière. C’est notamment le cas à Lyon », avouent les deux rapporteurs de cette délégation de 26 femmes et 9 hommes – pour la parité, on repassera –Gaël Le Bohec (LREM) et Mme Karine Lebon (gauche démocrate et républicaine).

Pour argumenter leur recommandation, les parlementaires s’appuient sur les travaux d’Édith Maruéjouls, véritable papesse de cette thématique tant son nom est omniprésent dans les dossiers municipaux sur la question. Tout comme les mairies « vertes » l’on fait en leur temps pour justifier les — très onéreux — travaux, le document s’appuie également sur l’étude, publiée en 2015, de l’autoproclamée « géographe du genre ». D’après les travaux d’Édith Maruéjouls, « les filles utilisent généralement les marges et les recoins de la cour pour jouer calmement ou se reposent sur les bancs pour discuter », alors que « les garçons occupent majoritairement l’espace et particulièrement le centre de la cour ». Le coupable ? Le terrain de foot, bien entendu.

Des caisses en bois pour « dégenrer » les cours de récréation

« La cour de récréation demeure un lieu de la construction sexuée pour les enfants », notent les parlementaires, qui lui accordent « une dimension sociale et culturelle ». La méthode d’Édith Maruéjouls pour rendre ces cours de récréation plus inclusives est rodée, et repose sur un partenariat avec Célia Ferrer, designer sociale, dont l’agence Marpesia Design a pour objectif « de répondre à des problématiques de discriminations sociales (telles que le sexisme, l’homophobie, mais aussi la stigmatisation et l’isolement des seniors, l’invisibilisation des personnes en situation de handicap, etc.) par le biais du design ».

Plusieurs travaux sont en présentation sur le site d’Édith Maruéjouls, l’Atelier Recherche observatoire Égalité (ARObE). Le Département de la Haute-Garonne lui a par exemple confié une mission d’accompagnement sur l’aménagement égalitaire de plusieurs collèges, notamment l’école Antonin Perbosc de Toulouse. Sur la large cour bitumée, sans la moindre présence d’un terrain de football ou de basket, une phase d’expérimentation a été proposée par la “géographe du genre”. Le résultat ? Des caisses en bois disséminées çà et là pour que les élèves puissent s’y reposer (à proximité de bancs en pierre déjà présents sur place). « La dernière étape de ce projet aura été la rédaction d’une note de préconisations », nous apprend l’ARObE, qui propose ensuite « un chapitre dédié au projet d’établissement, pour favoriser la pérennité d’un travail plus global et plus transversal sur la question de l’égalité ». L’objectif, assez peu transparent : proposer de nouvelles prestations et de nouveaux revenus pour la géographe du genre…

Des copeaux. Et après y’a de la terre. Et après y’a rien

Elles en sont fières, de leurs écoles « non genrées », les municipalités qui ont su être progressistes avant l’heure. Le 2 septembre dernier, le maire de Lyon Gregory Doucet (EELV) était en visite à l’école primaire de la Sauvagère, un établissement du 9e arrondissement qui venait d’être rénové. Dans la cour, des copeaux de bois, des espaces végétalisés… mais plus de jeux. « Pourquoi vouloir nécessairement prédestiner certains usages des enfants ?» se justifiait alors le maire de Lyon devant la polémique.

Lyon Mag avait enregistré un échange entre l’élu et un élève : « De base, moi, je voulais des cages de foot et un ballon de foot (…) Y’a que j’sais-pas-quoi, comment ça s’appelle ça ? Ouais des copeaux. Et après y’a de la terre. Et après y’a rien ».

Gregory Doucet s’était alors muré dans le silence, mi gêné, mi énervé, de l’adulte. Car cette histoire de « cour non genrée » est au fond un caprice d’adulte auquel le rejet d’une partie des élèves ne pourra pas faire obstacle. La 7e recommandation de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité de chances entre les hommes et les femmescherche faire de ce caprice la règle. Au grand plaisir d’Édith Maruéjouls qui va voir le business qu’elle a elle-même créé exploser.

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