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23% des 18-30 ans ne "condamnent pas totalement" l’assassinat de Samuel Paty Abonnés

ARTICLE. Selon un sondage Ifop pour Marianne publié un an après les faits, près d’un jeune de 18 à 30 ans sur quatre refuserait de « condamner totalement » les actes de l’assassin de Samuel Paty, décapité le 16 octobre 2020.

23% des 18-30 ans ne "condamnent pas totalement" l’assassinat de Samuel Paty


À l’occasion du premier « anniversaire » de l’assassinat du professeur Samuel Paty aux mains d’un islamiste Tchétchène, Marianne a publié ce 14 octobre un sondage dont les conclusions sont pour le moins préoccupantes. Il était demandé aux 18-30 ans d’exprimer leur opinion au sujet de l’assassin du professeur, Abdullakh Anzorov, âgé de 18 ans au moment des faits. Les sondés avaient le choix entre quatre réponses : « cela vous laisse indifférent », « vous ne le condamnez pas », « vous le condamnez mais vous partagez certaines de ses motivations » ou alors « vous le condamnez totalement ».

Et là, coup de tonnerre. Si les 18-30 ans se disent très majoritairement choqués et condamnent totalement l’auteur du crime, un sur cinq refuse de valider la démarche pédagogique de Samuel Paty. 77% des sondés condamnent en effet « totalement » le tueur de Samuel Paty, mais 9% s’y disent « indifférents », 5% « ne le condamnent pas » et 9% le condamnent mais « partagent certaines » des « motivations » du terroriste. En somme, 23% des 18-30 ans, c’est-à-dire presque le quart d’entre eux, « ne condamne pas totalement » l’assassin et ne voient décidément pas où réside le problème dans le fait de décapiter un professeur en pleine rue…

Pour rappel, Samuel Paty a été décapité le 16 octobre 2020 dans une rue voisine de son collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Il était reproché au professeur d’Histoire-Géographie d’avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression. Son assassin, Abdullakh Anzorov, était un jeune Russe-tchétchène né en 2002 à Moscou, qui vivait à Évreux et avait obtenu en 2020 un titre de séjour lui permettant de rester en France jusqu’en 2030. Il a été abattu par la police le jour même.

Crédit photo : Cérémonie d'hommage au professeur d'histoire géographie Samuel Paty, le 21 octobre 2020, devant l'Hôtel de Ville de Belfort (photo prise par Thomas Bresson)

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