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La police de sécurité du quotidien passée au crible Abonnés

OPINION. Créée au début du quinquennat macronien, la Police de sécurité du quotidien (PSQ) ne fait pas l’unanimité. À quelques mois d’une présidentielle dans laquelle la sécurité est déjà un thème majeur, un bilan s’impose.

La police de sécurité du quotidien passée au crible


Afin de satisfaire à une promesse électorale du candidat Macron, Gérard Collomb, tout nouvellement nommé ministre de l’Intérieur en 2017, est chargé de mettre en œuvre une nouvelle et énième police de proximité qui prendra, cette fois-ci, l’appellation de « Police de Sécurité du Quotidien » (PSQ). Cinq axes sont alors définis. Une police et une gendarmerie respectées ; une police et une gendarmerie connectées, une police et une gendarmerie sur mesure ; une police et une gendarmerie aux ambitions retrouvées, enfin, une police et une gendarmerie partenaires. Lancée officiellement le 8 février 2018, nous savons aujourd’hui que Gérard Collomb, face à l’ampleur et à la gravité de la situation sécuritaire dans notre pays, jettera l’éponge et démissionnera de son poste quelque mois à peine après le lancement de ce « vaste et ambitieux projet ». Il sera remplacé par Christophe Castaner, lequel à son tour quittera la place Beauvau par la petite porte en juillet 2020, après avoir largement mécontenté l’ensemble des policiers après ses déclarations sur le supposé racisme et la violence endémique qui habiteraient l’institution policière. C’est actuellement Gérald Darmanin qui occupe le poste. À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, à laquelle Emmanuel Macron sera vraisemblablement candidat, il n’est donc pas inintéressant de dresser le bilan de la PSQ, et de s’interroger sur ce qui a vraiment changé en 3 ans dans notre pays en matière de sécurité publique.

Si l’on reprend les grands axes structurants de la police de sécurité du quotidien, force est de constater que le compte n’y est manifestement pas. Sur le respect dû aux policiers et aux gendarmes, il suffit en effet de reprendre les chiffres. Ainsi, entre 2009 et 2019, les violences envers les forces de l’ordre ont augmenté de 40 %. En 2019, 7399 femmes et hommes...

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