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2,5 millions d'euros pour le président du Crédit Mutuel Arkéa Abonnés

ARTICLE. Une page historique se tourne dans l’histoire du Crédit mutuel Arkéa puisque son ex-président, qui avait lancé la procédure de séparation avec l’organe central du Crédit Mutuel, a quitté le groupe breton. Avec une indemnité de départ conséquente.

2,5 millions d'euros pour le président du Crédit Mutuel Arkéa


L’ex-président du Crédit Mutuel Arkéa, Jean-Pierre Denis, a perçu une indemnité de départ de 2,5 millions d’euros, tout en restant à la tête des sociétés viticoles qu’il avait acquises durant sa présidence. L’indemnité obtenue par Ronan Le Moal, ex-directeur général parti avec 3,25 millions d’euros l’année dernière au titre de la cessation de son contrat de travail, avait déjà causé des troubles sociaux d’ampleur entre le groupe et ses collaborateurs. Drôle de message venant du Crédit Mutuel, entreprise mutualiste – inspirée, en théorie, du socialisme proudhonien– dont les co-assurés sont également propriétaires, et que l’on imaginerait refuser ce genre de parachutes dorés…

Le Crédit mutuel Arkéa regroupe les fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne, et du Sud-Ouest, et Jean-Pierre Denis y était en poste depuis 2008. Les deux anciens dirigeants ont marqué le groupe bancaire breton en lançant, en 2014, les hostilités contre l’organe central du Crédit Mutuel (la Confédération nationale du Crédit Mutuel). Leur objectif : obtenir l’indépendance de la banque régionale et faire sécession du reste du Crédit Mutuel. Ce combat des sept dernières années s’est soldé par un échec plusieurs décisions de justice, mais le successeur à la présidence du groupe souhaite poursuivre le projet d’indépendance du groupe régional. En 2018, Arkéa avait pu compter sur le soutien de huit députés (LREM et MoDem) du Finistère, ainsi que sur celui de Richard Ferrand, alors chef du groupe LREM à l’Assemblée nationale et soupçonné de conflits d’intérêts avec les Mutuelles de Bretagne…

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