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Faut-il reporter ou avancer l’âge légal de départ à la retraite ? Abonnés

DÉBAT. Alors que la réforme des retraites vient d’être reportée par Emmanuel Macron ce mardi 9 novembre, les candidats à la présidentielle 2022 se positionnent les uns après les autres sur la question de l’âge légal de départ à la retraite. 60, 62 ou bien 64, 65 ans et plus ? C’est le débat de ce dimanche.

Faut-il reporter ou avancer l’âge légal de départ à la retraite ?


Faut-il que les salariés partent à la retraite au bout de 65 ans ? La question pourrait se poser. S’il reste à connaître la position — la réforme des retraites semblait privilégier un âge pivot à 64 ans — du très probable candidat Macron à la présidentielle 2022, ses adversaires se sont globalement tous positionnés. Jean Luc Mélenchon et Marine Le Pen optent pour le retour aux 60 ans mitterrandiens, la gauche PS, l’Engagement (Montebourg) et EELV préfèrent le statu quo, tandis que la droite LR oscille entre 64 (Xavier Bertrand) et 65 ans (Valérie Pécresse et Éric Ciotti). S’il n’est pas candidat déclaré, Éric Zemmour adopte un positionnement libéral, presque filloniste, et préconise également un âge de départ avancé à 64 ans. Mais pourquoi donc cette envie de faire travailler plus les Français ?

La démographie est un premier élément de réponse : l’espérance de vie progresse globalement depuis 1950. Hommes et femmes ont tous deux gagné seize années. D’ici 2070 (Insee), l’âge moyen du décès pourrait atteindre 90,1 ans pour les hommes et 93 ans pour les femmes. Mécaniquement, cette progression provoquera une tension sur le ratio actif/inactif, qui devrait passer selon l’Insee de 1,9 en 2015 à 1,4 en 2070.

Cette évolution du ratio amène nos politiques à se poser la question d’un rehaussement de l’âge de départ, de manière à garantir la pérennité du système par répartition. La Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (IFRAP, club de réflexion très libéral) avance plusieurs justifications. Un départ à 65 ans permettrait d’assurer le financement de tous les régimes de retraites, en réalisant « 18,7 milliards d’euros d’économies d’ici 2027 », qui permettrait d’absorber les déficits de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), estimé à 20 milliards d’euros.

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Publié le 14 novembre 2021
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