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Présidentielles 2022
La gauche décoloniale vole au secours d’Anasse Kazib Abonnés

ARTICLE. Plus de 250 personnalités issues de la gauche (plus ou moins) woke ont signé une tribune pour soutenir le candidat Anasse Kazib et dénoncer « une violente campagne d’extrême droite » menée contre lui.

La gauche décoloniale vole au secours d’Anasse Kazib


Plus de 250 personnalités de gauche ont co-signé une tribune pour soutenir la candidature du militant d’extrême-gauche Anasse Kazib et dénoncer « une violente campagne d’extrême-droite (…) contre un candidat d’origine maghrébine à la présidentielle ». Parmi les signataires de la tribune, publiée le 22 novembre dans Le club de Mediapart, beaucoup de noms connus :  les militantes Assa Traoré et Rokhaya Diallo, mais aussi Taha Bouhafs, Alain Badiou, Aurélien Taché, Denis Robert, Cédric Herrou,le rappeur Jok’Air, ou encore, plus surprenant, l’écrivain François Bégaudeau et l’économiste Frédéric Lordon.

« Face à la virulence des propos d’Éric Zemmour, ne pas permettre à un candidat comme Anasse Kazib (…) de prendre part aux débats serait une défaite » pour la démocratie, estiment les co-signataires de la tribune, dont l’objectif est de soutenir le militant d’extrême-gauche (trotskiste et décolonialiste) Anasse Kazib, candidat à la présidentielle 2022.

Les signataires apportent leur soutien à la candidature du syndicaliste pour la raison suivante : il incarnerait selon eux « la sensibilité d’une partie de la population », étant un jeune ouvrier « issu de l’immigration postcoloniale et habitant d’un quartier populaire ». En d’autres termes : il est préférable que des « postcoloniaux » représentent les « postcoloniaux », que des maghrébins représentent des maghrébins, des femmes les femmes, et ainsi de suite… Dans le jargon, on appelle cela une assignation à résidence identitaire.

La tribune dénonce aussi le fait qu’Anasse Kazib rencontre des difficultés pour obtenir parrainages et financements, pendant que le (presque) candidat Éric Zemmour aurait à l’inverse des « conditions favorables » – les auteurs sont manifestement assez mal informés –, et ce en dépit de son discours « raciste et xénophobe décomplexé » et de ses « multiples condamnations ». À en croire la tribune, ce sont les soutiens d’Éric Zemmour qui furent à l’origine de la campagne « d’extrême-droite » dont Anasse Kazib aurait fait l’objet après sa polémique au sujet du drapeau tricolore.

Après son meeting de lancement de campagne le 20 octobre dernier, une polémique avait éclaté après qu’un internaute a remarqué l’absence de drapeau tricolore dans le meeting, ce qu’Anasse Kazib a ensuite confirmé et revendiqué. Il estime que le drapeau français est « entaché par l’impérialisme » et explique qu’étant révolutionnaire, son drapeau n’est pas le drapeau français tout comme son hymne, qui est l’internationale. Il assume ouvertement vouloir être candidat pour représenter son « camp » (travailleurs et quartiers populaires) et « sa France ».


Source photo : https://www.youtube.com/watch?v=vfTlHbz-E5I&t=5799s

Publié le 24 novembre 2021
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