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La Nouvelle-Calédonie restera française… mais comment ? Abonnés

OPINION. Après un appel au boycott des indépendantistes, le référendum sur l’appartenance de la Nouvelle-Calédonie à la France a conclu sans surprise au maintien. Se pose désormais la question du nouveau statut.

La Nouvelle-Calédonie restera française… mais comment ?


Pour la troisième fois, le « non » l’emporte lors de la dernière consultation d’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté qui met un terme à l’accord de Nouméa de 1998. Cette consultation a revêtu un aspect particulier puisque les indépendantistes qui l’avaient demandée ont finalement décidé de ne pas y participer. Par voie de conséquence le taux de participation a été faible (43,85 %) et le score du « non » impressionnant (96,47 %).

Les chiffres montrent que la consigne des leaders « indépendantistes » a été très largement suivie par la population mélanésienne disciplinée, docile ou contrainte et que les voix du « non » ont fait le plein de leur électorat. Mais surtout, ils illustrent que le rapport de force n’a pas bougé depuis 30 ans et les accords de Matignon-Oudinot et de Nouméa. Les deux camps sont imperméables l’un à l’autre.

Les indépendantistes ont poursuivi leur logique de non-participation jusqu’au bout en déclinant l’invitation des radios et télés lors de la soirée électorale. Comment faut-il interpréter leur prise de position et le déplacement de certains de leurs leaders au siège de l’ONU ? Un refus de l’obstacle, une manière de le contourner, une échappatoire devant un nouveau résultat défavorable annoncé ?

Et maintenant ?

Une période transitoire de 18 mois a été arrêtée par le gouvernement français pour construire le nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie dans la République française, comme le dispose le dernier paragraphe de l’accord de Nouméa : « Si la réponse est encore négative, les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi créée. » Qu’en sera-t-il puisque les « indépendantistes » disent à qui veut bien les entendre ne vouloir de discussions que bilatérales avec l’État et en tous les cas pas avec l’équipe finissante pour proposer leur vision d’une...

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