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Bar interdit aux femmes à Sevran : la plainte jugée irrecevable en appel Abonnés

ARTICLE. Dans l’affaire du PMU de Sevran « interdit aux femmes », la cour d’appel de Paris vient de confirmer, ce mercredi 5 janvier, la décision émise par la chambre correctionnelle en mars 2021. La plainte a été jugée irrecevable.

Bar interdit aux femmes à Sevran : la plainte jugée irrecevable en appel


Ce mercredi 5 janvier, la cour d’appel de Paris a rendu son verdict en appel dans l’affaire qui oppose notamment Nadia Remadna, militante au sein de l’association La brigade des mères, et Amar Salhi, gérant du bar-PMU le Jockey Club à Sevran (Seine Saint-Denis). L’établissement se défendait de l’accusation qui lui avait été faite — caméra cachée à l’appui — d’interdire son accès aux femmes. Le 16 mars 2021, la chambre correctionnelle de Paris avait déclaré la plainte du propriétaire irrecevable. Un jugement qui a donc été réaffirmé par la cour d’appel de Paris cette semaine.

En mars 2017, le gérant avait attaqué en justice Delphine Ernotte (présidente de France Télévisions), David Pujadas (alors présentateur du JT), Caroline Sinz (grand reporter au service de France 2) et Nadia Remadna. Le propriétaire du bar-PMU avait porté plainte pour « diffamation envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Dans son jugement du 5 janvier, la cour d’appel a pointé une exception de procédure et un motif de plainte trop peu précis.

En 2016, ce reportage avait fait grand bruit. Le 7 décembre à 20 heures, France 2 avait diffusé une vidéo où deux militantes de l’association La brigade des mères s’étaient rendues au Jockey Club. Une séquence tournée en caméra cachée avait fait scandale. On y voyait un client expliquer aux deux femmes : « On est à Sevran, pas à Paris » et « Ici, c’est une mentalité différente, c’est comme au bled ». Le Bondy Blog et France Bleu avaient réalisé par la suite des reportages niant cette ostracisation. Suite à la polémique, le gérant Amar Salhi avait bénéficié du soutien de...

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Publié le 7 janvier 2022
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