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Pour qu’en avril prochain, Emmanuel Macron n’emmerde plus personne ! Abonnés

OPINION. La provocation gratuite d’Emmanuel Macron envers toute une partie de la population a fait déborder le vase de mépris d’un quinquennat qui n’a que trop duré.

Pour qu’en avril prochain, Emmanuel Macron n’emmerde plus personne !


Je suis anéanti. Autant de méchanceté dans cet individu définitivement minable : comment est-ce possible ? Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver pour qu’il soit autant dans la haine, dans le mépris, dans la négation de l’autre ?

Monsieur « rien du tout », vos propos certainement très prémédités — vous excellez dans les calculs servant votre petite personne, c’est bien là votre seule compétence — ne sont que mépris pour ceux que vous devriez infiniment respecter, protéger et réunir. Tous, absolument tous, parce que ceux qui vous ont élu l’ont fait au nom de tous les Français : il n’y a pas des Français de première zone, vos électeurs, des Français de seconde zone, ceux qui n’ont pas voté pour vous, et des… riens, qui ne seraient même plus citoyens. Sauf à réécrire la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ce qui ne devrait pas vous faire peur. Ce sont les impôts de tous les Français qui financent les costumes étriqués dans lesquels vous vous pavanez. Si vous n’aimez pas les autres, ayez au moins la décence de ne pas leur cracher à la figure et de faire le travail pour lequel vous êtes payé.

Nous sommes — encore et malgré tout — nombreux à essayer de retisser du lien social, de rendre de la dignité aux personnes abîmées, de relever ceux qui sont tombés bousculés par vos « zélites ». Et d’amener tranquillement les hésitants au vaccin vers la vaccination. Et vous, avec vos bas calculs de minable politicien, vous flanquez tout par terre, englobant dans votre mépris les faibles et ceux qui essayent de les aider (ceux qui ne sont rien).

Je ne suis rien, mais ni plus, ni moins que vous, un français sur un peu plus de 67 millions. Je suis médecin, un de ces généralistes dans une zone en difficulté, qui aligne les heures en essayant d’accueillir chaque nouveau patient avec empathie malgré la fatigue, de trouver des solutions quand tout craque. Mes dernières vraies vacances remontent à plus de 3 ans, une semaine au mois d’août.

Nous sommes méprisés par la caisse d’assurance maladie qui, peu à peu, nous transforme insidieusement en ses salariés — pour ne pas dire ses esclaves. Pendant la fin d’année, la directrice de l’ARS nous a craché à la figure en demandant au préfet de réquisitionner des médecins pour faire, entre autres de la régulation libérale, ce que nous ne savons pas faire et qui met en danger les patients. Quotidiennement insultés par le roquet de la rue de Ségur, celui dont les dents rayent le plancher et qui éructe à la tribune, ce confrère qui ne sera jamais mon frère. Six mois, à vacciner pour ainsi dire tous les samedis : il peut bien continuer à aboyer pour que les généralistes vaccinent, vaccinent et vaccinent encore.

Les faits sont là cruels, disant sous la plume du directeur général de la santé (personne ne comprend qu’il soit toujours là alors qu’il aurait dû être viré depuis longtemps), que le 3 janvier, je ne pourrai toujours disposer que d’un flacon de vaccin Pfizer par semaine, soit la possibilité de vacciner sept patients durant cette semaine. De qui se moque cet arrogant personnage falote, mais servile imitation de son maître ? Ce n’est pourtant pas la crainte de manquer le petit ruban rouge dans quelques mois : plus on est nul, plus on a de chance. C’est avec votre bénédiction qu’il persiste à massacrer la santé et ses acteurs dans le pays.

Je ne suis rien, mais j’espère que nombreux sont les riens qui comme moi feront tout pour ne plus voir votre tête malhonnête, ne plus entendre vos propos fielleux, ne plus subir vos décisions indignes.

Vous vous rêviez maître du monde et vous n’êtes qu’un impuissant crasseux, plus nul que vos prédécesseurs, qui avaient pourtant mis la barre très haut ! Vous vous pensiez humaniste : vous n’êtes qu’une pathétique marionnette dans les mains des « puissants » qui finiront par rendre gorge. Vous vous pensiez cultivé : vous n’êtes que vulgarité dans vos attitudes, vos propos et vos fréquentations. Vous vous pensiez philosophe : vous n’êtes qu’imposture, qu’un raté du concours de Normale Sup ayant rangé trois papiers chez un philosophe. Vous vouliez faire l’histoire alors que vous ne la connaissez pas. Et ce pas grand-chose dirige la France. Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? Mon étonnement est immense de voir combien nombreux sont encore les lèche-bottes qui gravitent encore autour de vous.

Aujourd’hui, dans la consultation, je n’ai vu que des « braves gens ». Tous vaccinés (je reçois tous les patients, vaccinés ou non-vaccinés et ne les juge jamais, même si je suis en désaccord avec eux. Pour moi, cela a un nom : le respect). Aucun, je dis bien aucun, n’a validé vos propos indignes. Je compte m’employer jusqu’en avril à ce qu’aucun n’oublie votre comportement méprisant et méprisable. Vous transpirez ce mépris. En avril, partez, allez vous laver, cessez de nous indisposer.

Je vous ai longtemps considéré comme l’un de ceux avec lesquels on n’a pas du tout envie d’aller boire une bière. Vous êtes à présent à mes yeux un délinquant qui plus est récidiviste, coupable de tromperie, de mensonge, de grivèlerie sociale, d’atteinte aux libertés fondamentales, de confiscation du pouvoir, d’escroquerie en bande organisée, de tyrannie.

Vous prétendiez, dans une auto-absolution écœurante, avoir changé. Mais c’est impossible, c’est un mensonge de plus : pour changer, le délinquant doit d’abord avoir été puni. Ce qui, je l’espère, sera le cas en avril prochain dans les urnes. Vous devez être serein, car avec un bon avocat — il y en a un dans votre entourage, espérons-le également « rendu à la vie civile » en avril prochain —, vous devriez pouvoir plaider l’irresponsabilité pénale pour raison psychiatrique !

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