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McKinsey empoche un demi-million d’euros d’argent public… pour du vent ? Abonnés

ARTICLE. Lors d’une audition ce mardi 18 janvier au Sénat, les deux directeurs associés de McKinsey ont dû justifier leurs différentes prestations vis-à-vis de l’État. Ils ont été bien en peine de le faire, notamment au sujet du contrat de 496 800 euros conclu avec la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), pour l’Éducation nationale.

McKinsey empoche un demi-million d’euros d’argent public… pour du vent ?


La séquence a été abondamment partagée et commentée sur les réseaux sociaux. Le 18 janvier, le compte Twitter de Public Sénat dévoilait une vidéo de l’audition de Karim Tadjeddine, l’un des deux directeurs associés de McKinsey France, répondant maladroitement aux questions d’Éliane Assassi. La sénatrice communiste et rapporteur de la commission d’enquête sur l’influence des cabinets de conseil l’interrogeait sur les résultats concrets des divers contrats signés avec l’État. Elle s’est notamment attardée sur une prestation de 496 800 euros à destination de l’Éducation nationale et accordée par la Direction Interministérielle de la Transformation Publique (DITP) dans le cadre d’un contrat validé en 2018.

Le directeur associé du cabinet a été bien en peine de justifier le rendu d’un travail destiné à « évaluer les évolutions du métier d’enseignant ». À la question « vous pouvez nous dire à quoi a abouti cette mission ? », il a répondu qu’elle était allée jusqu’à l’organisation d’un séminaire programmé en février 2021 consacré à alimenter une réflexion « aux grandes tendances des évolutions du secteur de l’enseignement ». Guère convaincue par cette réponse qu’elle a qualifiée « d’imprécise », la sénatrice a insisté : « Ça a abouti à quoi, précisément ? ». Elle a dû à nouveau se contenter d’une information de façade : des « travaux de benchmarking », qui n’ont manifestement abouti à rien de concret qui soit suffisamment notable pour alimenter les travaux de la commission d’enquête sénatoriale.

Il faut préciser que l’audition n’avait pas très bien commencé. Le président de la commission avait entamé la séance en rappelant à l’ordre l’entreprise pour son manque de transparence. Un questionnaire portant sur un historique de 10 ans avait été envoyé à l’entreprise, laquelle n’a répondu que pour 3 ans d’activité.

Un accompagnement bien coûteux

Pourtant, la somme n’est...

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Publié le 20 janvier 2022
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