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Compétence énergétique européenne : la subsidiarité ou rien ! Abonnés

OPINION. Face à l’envolée des cours de l'électricité depuis octobre, l'idée d’un marché européen de l’énergie pour protéger les consommateurs fait son chemin. Un non sens pour notre lecteur.

Compétence énergétique européenne : la subsidiarité ou rien !


« Il y a consensus sur le fait qu’un marché intégré [de l’électricité] rend d’immenses services ; il y a aussi une majorité d’États qui considère qu’il faut le faire évoluer, en particulier sur le marché de détail », déclarait Barbara Pompili à ses 27 collègues européens réunis le 21 janvier dernier à Amiens. Et de se féliciter que, parmi les pistes de réflexion auxquelles travaillent les pays de l’Union européenne (UE), pour mieux réguler ce marché de détail, « la Commission a retenu l’accès des consommateurs à des prix fixes sur une plus longue durée, la protection contre les défaillances de fournisseurs, ou encore des règles plus strictes sur le stockage du gaz ».

Dans le droit fil des dispositions précédentes, la commissaire de l’énergie, Kadri Simson qualifiait de point de référence le recours aux aides et abattements fiscaux permis par Bruxelles, pour répondre conjoncturellement à toute flambée des prix, initiative conforme à l’idée que se fait notre ministre des immenses services rendus par le marché européen à ses compatriotes. Le fait que l’Autriche, le Luxembourg et l’Allemagne aillent jusqu’à menacer la taxonomie nucléaire d’une action en justice et parviennent à entraîner le reste de la représentation dans le refus d’une molle prétention française à revoir la structuration des prix du kWh n’avait pas vraiment de raison de formaliser Barbara Pompili.

Décidément, cette dernière ne comprend rien au moteur techno industriel de l’activité économique, vitale aux intérêts de laquelle elle est chargée de veiller. Son ignorance, réelle ou simulée, des propriétés élémentaires du marché et du concept de concurrence indissociablement attaché est non seulement intolérable à un tel niveau de responsabilité institutionnelle, mais fait courir les pires périls à la solvabilité de tout un secteur industriel et aux intérêts publics et privés qui y sont suspendus.

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