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Sur France Culture, la propagande anti-Brexit bat son plein Abonnés

ARTICLE. Samedi 29 janvier, à l’occasion du deuxième anniversaire du Brexit, France Culture a diffusé un reportage pour raconter le phénomène « de l’intérieur ». Une initiative qui n’est pas sans rappeler celle que Front Populaire porte actuellement avec le mensuel Ruptures… mais il y a un hic : entre témoins orientés et biais idéologiques, le service public verse une fois de plus dans la propagande maastrichtienne à peine déguisée.

Sur France Culture, la propagande anti-Brexit bat son plein


France Culture n’a pas retenu les leçons du Brexit. Son reportage intitulé « Brexit, randonnée nostalgie » et diffusé le 29 janvier dans l’émission « Les pieds sur Terre » en est une preuve supplémentaire : chargés de raconter « de l’intérieur » les moments marquants de cette période particulière que fut la négociation du Brexit, les quatre témoins interrogés sont – surprise – tous des européistes. Et, surtout, tous travaillent dans les institutions européennes… Aucun responsable politique pro-Brexit n’a été interrogé, ni même le moindre citoyen britannique « ordinaire ». Un manque criant de pluralisme dans le traitement d’un sujet qui continue pourtant de cliver, et par une radio du service public.

« Deux ans plus tard, quel souvenir de cette journée ? Comment le Brexit a-t-il été vécu à la première personne, de l’intérieur, par ceux qui l’ont défendu ou pourfendu ? » s’interroge la voix-off au début du reportage. Bien entendu, seuls les pourfendeurs du Brexit seront interrogés. Les quatre intervenants sont européistes, français et travaillaient dans les institutions européennes de Bruxelles quand le Brexit survint. Racontez « de l’intérieur » votre « moment fort » du Brexit, leur demande-t-on. Les réponses sont unanimes ; tous ont mis en avant « l’émotion » ressentie au moment de cette « déchirure », que fut pour eux le Brexit. Sans doute ont-ils oublié que les nations – et par elles, les peuples – n’ont pas de sentiment, que des intérêts.

Quatre eurocrates français comme intervenants

Nous découvrons Claire, fonctionnaire à la Commission européenne depuis « presque trente ans », qui nous raconte ses adieux déchirants lors de la séparation forcée avec ses collègues eurocrates britanniques. Vient ensuite Schams El Ghoneimi, un conseiller politique de l’eurodéputé écossais Alyn Smith (SNP, centre-gauche indépendantiste et europhile) au moment des négociations, partisan du...

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Publié le 2 février 2022
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