Nation
intersectionnalité
Martine Aubry et les « mâles blancs hétérosexuels » zemmouriens Abonnés

ARTICLE. Ce samedi 5 février, la maire socialiste de Lille Martine Aubry a fait des déclarations étonnantes face à quelques militants d’une réunion publique organisée par SOS Racisme. Opposée (intellectuellement) à la venue d’Éric Zemmour dans « sa » ville, elle a fustigé l’opinion des « mâles blancs hétérosexuels » du camp du candidat.

Martine Aubry et les « mâles blancs hétérosexuels » zemmouriens


Éric Zemmour « a le droit » de venir s’exprimer, mais « n’est pas le bienvenu à Lille » déclarait samedi à Lille la maire socialiste Martine Aubry, lors d’une prise de parole en marge du meeting organisé ce même jour par Reconquête !, le parti d’Eric Zemmour. Jusqu’ici, rien de bien surprenant. Il faut attendre la fin de sa prise de parole pour entendre des propos pour le moins étonnants. En expliquant que les militants Reconquête allaient probablement chanter « on est chez nous », l’édile socialiste a précisé : « chez nous, les mâles blancs hétérosexuels »…

Un vocabulaire qui est devenu incontournable dans la rhétorique gauchiste « intersectionnelle », favorable à une « convergence des luttes » qu’elles soient féministes, pro-LGBT ou pro-« minorités ». Une expression qui pointe en particulier trois des catégories considérées comme étant les principaux « oppresseurs » exerçant une domination « systémique » qui sont les hommes, par opposition aux femmes, les blancs, par opposition aux « racisés » et les hétérosexuels, par rapport aux LGBT+. Par ce propos, Martine Aubry prête à Zemmour ou du moins à ses militants, l’intention de discriminer des minorités et défendre la « race » blanche.

Faites ce que je dis…pas ce que je fais !

En prétendant que les soutiens d’Eric Zemmour sont tous des « mâles blancs hétérosexuels », Martine Aubry ne prête-t-elle pas le flanc à un essentialisme excessif qu’elle reproche à Zemmour et à ces mêmes partisans ? « Jouer sur les peurs, s’adresser à la moelle épinière », pour la citer, n’est-il pas ici le fond de son propos, lorsqu’elle fait planer la menace d’une « extrême-droite » qui nous ramènerait aux pires heures de notre Histoire ? Il n’y a donc pas de femmes, de noir ou d’homosexuels parmi les...

Contenu réservé aux abonnés

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

Publié le 7 février 2022
commentaireCommenter