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Une « banque de parrainages » : que penser du projet de François Bayrou ? Abonnés

ARTICLE. Le président du MoDem a confirmé le 10 février qu’il allait mettre en place une « banque de parrainages » pour les principaux candidats rencontrant des difficultés à récolter les 500 signatures d’élus. Une mesure intéressante, mais imparfaite.

Une « banque de parrainages » : que penser du projet de François Bayrou ?


« Je ne suis pas de l’avis politique d’Éric Zemmour, de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, franchement ce n’est pas mon courant politique, mais je trouverais anormal et même scandaleux qu’ils ne puissent pas se présenter » a déclaré au micro de RMC ce jeudi 10 février François Bayrou, président du MoDem, maire de Pau et Haut-commissaire au Plan. Le soutien centriste de la majorité était venu plaider pour la création d’une « banque de parrainages ».

Cette initiative, lancée au nom de la démocratie et du « pluralisme », doit permettre selon lui d’éviter une « importante crise de confiance » des citoyens, dans le cas d’un « gros « candidat (plus de 10 % dans les sondages) ne parvenant pas à se présenter, faute d’avoir recueilli suffisamment de parrainages d’élus. Dans la pratique, il s’agira de rassembler des élus MoDem – et peut-être au-delà – qui seraient d’accord pour se mettre en commun et répartir aléatoirement leurs signatures entre les candidats en question (a priori Éric Zemmour, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon) afin de valider leur participation à l’élection présidentielle.

Et pourquoi une limite fixée à 10% ? « Parce que 10% c’est 4 millions (d’électeurs, ndlr). Vous voyez bien qu’autrement il y a des multiplications de candidatures comme à chaque élection, qui paradoxalement trouvent les signatures alors qu’elles ne représentent pas un mouvement important des Français » a expliqué François Bayrou, reconnaissant qu’Anne Hidalgo – qui possède toutes ses signatures mais n’est créditée que de 2% des intentions de vote – est un « très bon exemple » de ce déséquilibre. On remarquera toutefois que le « pluralisme » de François Bayrou trouve vite ses limites : la « multiplication » des « petits » candidats, non concernés par sa banque, semble en effet...

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Publié le 11 février 2022
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