Nation
Parrainages
Sandrine Rousseau veut « revoir » le système des parrainages, sauf pour Zemmour et Le Pen Abonnés

ARTICLE. Mardi 22 février sur France 2, Sandrine Rousseau s’est dite favorable à ce que les candidats qui rencontrent des difficultés dans la course aux parrainages soient aidés, excepté les candidats Éric Zemmour et Marine Le Pen… puisque ces derniers sortent du « cadre républicain » selon l’éco-féministe.

Sandrine Rousseau veut « revoir » le système des parrainages, sauf pour Zemmour et Le Pen


« Je suis pour aider les personnes qui sont dans un cadre républicain. Et je sors Éric Zemmour du cadre républicain et Marine Le Pen de la même manière », a déclaré l’éco-féministe EELV Sandrine Rousseau, mardi 22 février dans l’émission « Les 4 vérités » de France 2. Le tour de passe-passe est connu, mais il prend une teinte particulière à l’aune de l’actualité. Alors que trois « gros » (crédités à plus de 10%) candidats – Marine Le Pen, Mélenchon et Zemmour - font face à des difficultés majeures pour se présenter à l’élection, la question des parrainage revêt un enjeu fondamental. En effet, les candidats doivent faire valider leurs 500 parrainages d’élus avant le 4 mars, et les envoyer dans moins de dix jours pour anticiper les délais postaux.

Ce que beaucoup d’observateurs, toutes tendances confondues, commencent à qualifier de scandale démocratique ne semble pas déranger outre mesure Sandrine Rousseau. Pour justifier sa position, Sandrine Rousseau ne donne d’ailleurs pas d’arguments. Elle se contente d’émettre une condamnation morale du candidat Reconquête ! : « Éric Zemmour a été condamné plusieurs fois pour racisme et je pense que dans les valeurs de la République, il y a le fait qu’on ne puisse pas être condamnés sur des valeurs qui sont des piliers de notre République », a-t-elle prêché.

L’éco-féministe a enfin estimé, d’une voix douce et d’un sourire, que ce serait « tant pis pour eux » si ces candidats ne parvenaient pas à se présenter : une position et des propos largement antidémocratiques. Rappelons au passage qu’Alain Juppé, actuel membre du Conseil constitutionnel français, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts.

Un « même modèle » ?

Mais il y a mieux. Le développement auquel se...

Contenu réservé aux abonnés

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

Publié le 25 février 2022
commentaireCommenter