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À Paris, une situation « insoutenable » à cause du crack Abonnés

ARTICLE. À Paris, et dans la plus grande inaction de la mairie et des pouvoirs publics, le fléau du crack continue de se répandre.

À Paris, une situation « insoutenable » à cause du crack


Dans un communiqué relayé dimanche 27 février par Le Parisien, le syndicat Unsa-RATP dénonce l’inaction des pouvoirs publics sur la présence des toxicomanes dans la station de métro et tramway Porte-de-la-Villette, dans le nord-est de Paris, et menace de demander à ses agents de ne plus assurer le service dans cette station. Une situation qui ne se limite malheureusement pas à la seule Porte de la Villette.

« La sécurité des voyageurs comme des collègues ne peut plus être assurée, il faut tout simplement fermer la station de métro – ainsi que celle du tramway T3b en surface – jusqu’à ce que des mesures de protection efficaces soient mises en place » a fait savoir par le syndicat Unsa-RATP dans son communiqué. Cette situation « insoutenable » rendant « infernal » le quotidien de chacun, usagers comme travailleurs, devra faire l’objet d’une intervention des pouvoirs publics, estime le syndicat. Sous peine de voir l’organisation syndicale demander à ses agents d’exercer leur droit de retrait.

23 intrusions sur les voies ont été dénombrées ces deux derniers mois avec, en prime, des agressions d’agents. Selon Le Parisien, la RATP refuse toutefois d’envisager une fermeture de la station. En 2018, certains agents avaient refusé de marquer l’arrêt à certaines stations, réclamant des mesures contre les toxicomanes.

« Des relations sexuelles dans les couloirs », de la violence…

Le communiqué décrit une forte dégradation de la station : des cailloux de crack sont cachés un peu partout dans la station, des « zombies » dorment, crient, chantent, déambulent et se piquent dans les couloirs en pleine journée, les bagarres, agressions et vols se multiplient. Ce à quoi s’ajoutent des mendiants agressifs, des excréments jonchant la station ou de la prostitution pratiquée à la vue de tous…

« En pleine journée ils sont...

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