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Présidentielle 2022
La violence, invitée surprise de la présidentielle Abonnés

ARTICLE. Les incidents entre et visant des militants se multiplient depuis quelques jours. D'un côté ou de l'autre, les militants de Reconquête! sont au cœur des polémiques.

La violence, invitée surprise de la présidentielle


À l’approche du premier tour, la tension est palpable. Dans un communiqué publié ce week-end, Éric Zemmour dénonce des attaques subies par les militants de son parti Reconquête!. Le candidat estime qu’une cinquantaine de militants auraient été « attaqués avec des couteaux, des poings américains, des chiens d’attaque, des gaz lacrymogènes, des armes à feu, des chaises, des tessons de bouteille et des tirs de mortier » et s’insurge de l’apathie de la presse et de l’État.

Cela ne date pas d’aujourd’hui ; la violence, généralement plus humiliante que dangereuse, fait partie du bagage folklorique de toute présidentielle, et l’édition 2022 ne semble pas échapper à la règle. Le mercredi 16 mars, après son allocution devant la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), Valérie Pécresse a ainsi été aspergée de poudre rose par des militants d’extrême gauche. Le 12 mars, c’était Éric Zemmour qui subissait les foudres d’un agriculteur à la retraite qui écrasait un œuf sur son crâne. De l’autre côté de l’échiquier politique, ce dimanche 20 mars, des manifestants de la France Insoumise faisaient voltiger un pantin à l’effigie d’Emmanuel Macron, le laissant ensuite s’écraser sur le bitume.

Tout contestables que puissent être ces coups d’éclat militants, ils sont sans commune intensité avec d’autres survenus ces derniers jours. Ce dimanche, deux adultes de 24 et 26 ans ont aspergé d’essence des militants — dont certains, mineurs — de Reconquête! occupés à installer une banderole en soutien à Éric Zemmour au-dessus de la Francilienne. Les deux individus ont été interpellés lors de leur second passage et condamnés à une composition pénale qui nécessitera une indemnisation des victimes, ainsi qu’un stage citoyen. Sanction laxiste, a estimé Éric Zemmour.

Violence physique et violence programmatique

Vendredi 18 mars 2022, Stanislas Rigault, président de Génération Z, et Denis Cieslik, porte-parole de Reconquête...

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Publié le 21 mars 2022
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