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"La caravane passe…" Abonnés

Liberté de la presse et d’opinion sont aujourd’hui malmenées. Stéphane Simon juge que l’échange des idées qui est caractéristique de Front Populaire, au-delà des invectives et d’une vision parisiano-centrée, est plus que jamais une nécessité.

"La caravane passe…"

Notre pays est rongé par un étrange mal : il a peur de la liberté d’opinion. Pas mieux pour la liberté de la presse qui s’effondre : le dernier classement international fait reculer la France de la 32e place (une place dont il faudrait déjà se soucier) à la 34e place. Que se-passe-t-il ? La liberté journalistique et la liberté d’opinion sont prises entre l’enclume des grands groupes qui ne voient dans les media qu’un moyen de troc pour accéder à des marchés publics et de petits hobereaux qui trop content d’aller diner à l’Elysée ou de croiser un tel ou une telle dans le dîner de truc ou de machin crient, avant d’avoir mal, au complotisme, au fascisme, au populisme, à tous ces mots en « isme » qu’ils n’ont même pas la décence d’avoir étudié.

Nous le savions, nous l’avions écrit, mais nous avons eu le courage de passer outre ce tir de barrage et de permettre la naissance d’un merveilleux projet. Chacun, fort de sa liberté intérieure, a pu se rendre compte et penser le réel : notre front populaire, à la manière d’autres mouvements citoyens, veut rassembler les femmes et les hommes volontaires qui se soucient du bien commun et n’ont plus envie de sourire après tant de trahisons et tant d’affaissements. Ils veulent juste bâtir les jours d’après pour qu’ils ne ressemblent pas aux jours d’avant.

Au lieu d’invoquer un passé puisé dans le pire du XXe siècle, nos éditorialistes d’opérette auraient du se pencher sur ce qui nous inspire. Mais ont-ils jamais parlé un jour du mouvement des « y en a marre » au Sénégal, cette dynamique citoyenne lancée par le journaliste Fadel Barro ? En 2013, la jeunesse africaine avait alors pris conscience de sa force et rejeté le fatalisme. Plus d’électricité ? Les poubelles qui s’accumulent ? Les « Y’en a marristes » avaient...

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