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Souveraineté
Les bureaucraties d'État face à la souveraineté populaire

La notion d’État profond s’est maintenant imposée dans le débat public. Tandis que certains y voient une théorie du complot, d’autres soulignent au contraire le poids grandissant des fonctionnaires de la haute administration publique et des organes d’influence privés sur notre vie démocratique. Qu’en est-il réellement ? Jusqu’à quel point l’ État profond  vient-il parasiter la souveraineté populaire  ?

Les bureaucraties d'État face à la souveraineté populaire


L’État profond a fait irruption dans le langage courant ces dernières années¹ . Cette formule est souvent associée à l’expression d’idées que l’on qualifie, à tort ou à raison, de « complotistes ». Pourtant, l’État profond est initialement un concept de la science politique parfaitement légitime. Son usage vise à analyser, ou à décrire, des situations où le pouvoir politique démocratiquement élu se heurte à des résistances venant de l’administration ou de la connivence entre une partie de cette administration et des intérêts particuliers. Il pose alors la question de l’« unité de l’État », une unité souvent postulée mais en réalité rarement observée. Alors que la légitimité démocratique est de plus en plus mise à mal, le concept d’État profond...

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