revue
Finance
La finance internationale : un nouvel ordre qui dirige le monde Abonnés

Le système monétaire et financier, que ce soit à l’échelle nationale ou internationale, a en grande partie dépossédé les citoyens de leurs prérogatives de gouvernement. Ce ne sont plus les États qui dirigent, mais les banques centrales – et à travers elles les experts qui travaillent en leur sein. Le nouvel ordre mondial voit ainsi l’avènement de la caste des banquiers commerçants, désormais dotée d’un pouvoir quasi absolu.

La finance internationale : un nouvel ordre qui dirige le monde


Tout notre système politique n’est qu’illusion et c’est précisément cette illusion « démocratique » qui nous a collectivement amenés au niveau zéro de la civilisation. Les grands financiers internationaux ont déclaré une guerre, d’abord larvée et aujourd’hui ouverte, aux différents peuples, leur déniant le droit à l’autodétermination politique. Comment cette guerre se terminera-t-elle ? C’est à chacun de nous de le décider.

LES GRANDES INSTITUTIONS FINANCIÈRES NE DOIVENT PLUS DICTER LEUR LOI

Le cœur nucléaire du problème auquel nous sommes confrontés est l’existence, au niveau national et international, d’un système monétaire et financier sophistiqué axé autour de banques centrales contrôlées par des acteurs financiers privés. Ces derniers, au demeurant peu nombreux, régissent dans un parfait anonymat les monnaies dites d’État et règlementent les banques privées1.

Le concept de banque centrale véhicule une illusion d’indépendance savamment développée et entretenue par les acteurs bancaires eux-mêmes. Si les banques centrales sont nées sous le signe de l’indépendance vis-à-vis des élus politiques, elles n’ont, en revanche, jamais été indépendantes des banquiers qui les contrôlent. Dit autrement, le système actuel des banques centrales est, par construction, indépendant de tout contrôle populaire de type politique mais sous la totale dépendance du contrôle capitalistique initial. Les mouvements de masse monétaire sont aujourd’hui coordonnés dans la plus grande indépendance des intérêts du public, celui des usagers de la monnaie ; ils répondent à l’intérêt financier supérieur, pris à un moment donné, de la petite caste des grands banquiers – non pas apatrides, car ils ne sont pas dépourvus de patrie –, mais transnationaux, car tous les États, via les banques, sont leur patrie.

Avec l’avènement des banques centrales, l’État, entité politique, a perdu de façon systématique et systémique le contrôle de sa monnaie, qui est une prérogative régalienne, au profit des intérêts particuliers des banquiers dominants. L’État a...

Contenu réservé aux abonnés

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi

La démocratie au péril de la démondialisation
La démocratie au péril de la démondialisation Abonnés

Alors que l’on s'est longtemps plu à croire que l’économie était enchâssée dans la démocratie, nous avons découvert qu’en réalité, au travers de la mondialisation, c’était bien souvent la démocratie qui était enchâssée dans l’économie. Mais la mondialisation est-elle la seule en cause ? Le problème n’est-il pas plus profondément enraciné dans les mythes du libéralisme ?

1 commentaire
« Avec le système des parrainages, on a renoncé à la démocratie au nom de la transparence. »
« Avec le système des parrainages, on a renoncé à la démocratie au nom de la transparence. » Abonnés

En France, tout candidat à l’élection présidentielle doit, s’il veut être officiellement autorisé à faire campagne, s’assurer de la « présentation » d'au moins 500 élus locaux. Nous avons demandé à l’un de nos plus grands constitutionnalistes de retracer l’histoire de cette procédure aux règles toujours plus complexes et aux effets toujours plus pervers.

0 commentaire
L’avenir de la démocratie dépend de celui du climat
L’avenir de la démocratie dépend de celui du climat Abonnés

La démocratie libérale et représentative, qui régit la plupart des pays industrialisés, n’est-elle pas vouée à être remise en cause par la révolution technologique et la transition écologique en cours ? Pour Antoine Buéno, deux scénarios se dessinent à l’horizon : soit « la fin de l’Histoire », soit l’instauration de régimes illibéraux placés sous le signe de la défense de l’identité et de l’urgence climatique.

7 commentaires