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Le piège mental des fake news et des « vraies informations »

La lutte contre les fake news est devenue une priorité de nos gouvernants. Face aux inepties déversées sur les réseaux sociaux ou dans la presse alternative, se dressent les chevaliers blancs de la grande presse autorisée, toujours soucieux, paraît-il, de vérifier la validité de leurs informations. La chasse aux fausses nouvelles est lancée, comme on s’en prenait jadis aux sorcières. Pourtant, les « vérités » de la grande presse, dans leur collusion avec les intérêts des puissants, ne sont-elles pas elles aussi des armes idéologiques, qui servent en l’occurrence l’agenda politique de l’État profond ? La bien-pensance médiatique prédéfinit ainsi le champ des bonnes décisions démocratiques et des mauvaises, afin de façonner subrepticement l’opinion.

Le piège mental des fake news et des « vraies informations »


C’est un axiome fondamental de la logique qu’une proposition ne peut être vraie en même temps que son contraire. Une assertion est valide ou ne l’est pas : voilà qui paraît clair et incontestable. Si on formule de bonne foi un affirmation fausse, on se trompe. Si on l’affirme en pleine conscience, dans le dessein de tromper, on ment. Sur la base de telles considérations, difficile de ne pas recevoir les mises en garde terriblement anxiogènes contre la prolifération des fake news comme légitimes, et les protestations de rigueur professionnelle déployées par les médias d’autorité comme parfaitement compréhensibles. Il y aurait d’un côté des médias soucieux de bien faire leur travail en restituant les faits dans leur vérité (quitte à publier ...

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