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Cinéma français : l’exception de papier ?

Reposant sur un mode de financement public, le cinéma français revendique l’exception culturelle. C’est le Centre national de la cinématographie, clé de voûte du cinéma hexagonal, qui attribue des subventions aux films. Mais le CNC est-il une garantie d’indépendance et de créativité ? N’impose-t-il pas plutôt à l’ensemble de notre production audiovisuelle un verrouillage idéologique en bonne et due forme ?

Cinéma français : l’exception de papier ?


Imaginés en 1936, le Comité d’organisation de l’industrie cinématographique et la Direction générale de la cinématographie verront le jour sous le gouvernement de Vichy. En octobre 1946, pouvoirs publics, professionnels du cinéma et syndicats en reprennent le principe, mettant sur pied le Centre national de la cinématographie, lequel dépend du... ministère de l’Information. Propagande ? « L’organisation pétainiste a en effet créé un instrument de politique culturelle, un fantastique relais idéologique qui a ensuite été récupéré par les communistes ! », résume l’avocat Roland Lienhardt. En 1946, le CNC doit servir de contrepoids à l’accord Blum-Byrnes qui prévoit, en contrepartie des aides substantielles consenties par les États-Unis après ...

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