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L’université soumise au "new public management"

Alors que la grande réforme du monde universitaire adoptée en 2008 sous la pression de l’Union européenne devait garantir l’autonomie des établissements, on a au contraire assisté à une véritable mise au pas de l’enseignement supérieur. La dictature managériale sévit désormais chez nos chercheurs, soumis à une bureaucratisation tragique des esprits imposée par les cadres de l’État profond. Jamais la pression administrative n’a été aussi grande : dans cette nouvelle culture du chiffre et de l’évaluation permanente, ce sont les conseils et les commissions qui règnent sur la vie universitaire, obligeant les enseignants à bêler avec les moutons.

L’université soumise au "new public management"


Ils en rêvaient, ils l’ont fait. En adoptant en 2008 sous la présidence Sarkozy la loi dite LRU (Libertés et responsabilités des universités), confirmée en 2013 par la loi ESR (Enseignement supérieur et recherche) sous la présidence Hollande, gouvernements de droite puis de gauche ont réussi ce qui jusque-là s’était révélé impossible : mettre sous contrôle une institution qui repose avant tout sur le principe de liberté. Sans liberté en effet, point de savoir, point de découvertes et, au fond, point d’intelligence.

Les élites françaises ont toujours cherché, depuis la Révolution à domestiquer une institution qui leur échappait. Mais récemment encore, des divergences demeuraient. La droite, ébranlée par le traumatisme de 1968, ne voyait dans...

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