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Effondrement de l’école et conditions de sa reconstruction Abonnés

Notre école, peuplée d’enseignants dévalués, est devenue une usine à produire du consentement, des idées toutes faites imbibées de novlangue progressiste et des cervelles programmées pour consommer. Pourtant, lieu d’apprentissage de la liberté par les savoirs, l’école reste le début et la finalité de toute ambition de restauration de notre souveraineté. Comment faire alors pour la réévaluer ? Barbara Lefebvre avance quelques pistes pour penser l’école du monde d’après.

Effondrement de l’école et conditions de sa reconstruction

Charles Péguy écrivait en 1913 : « Nous avons connu un peuple que l’on ne reverra jamais. » Nous pourrions dire : « Nous avons connu une école que l’on ne reverra jamais. » Péguy, qui avait connu l’école de la République émancipatrice et intellectuellement exigeante de la fin du XIXe siècle décelait, à peine trois décennies plus tard, les germes destructeurs qui conduiraient à sa lente déliquescence : l’intrusion de l’idéologie politique dans l’enseignement, l’instrumentalisation de l’institution scolaire pour mieux dompter et manipuler le peuple souverain. Au nom du progrès et d’un scientisme asséchant, on promit aux citoyens de toutes classes sociales une libération qui fit longtemps illusion jusqu’à ce que la massification scolaire vienne...

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