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Comment l'euro "m'a tuer"

C’est l’histoire d’un enfant du siècle dernier. Issu d’une famille arménienne, né en France pendant la guerre, assimilé au point de présider aux destinées d’une marque qui porte son nom, Stephane Kélian (né Edmond-Stephane Kéloglanian) a tout connu : le travail à la dure, les heures qu’on ne compte pas, le succès, puis les premières difficultés avec les traités de libre-échange, l’euro et les distorsions de concurrence. Son témoignage particulier est celui d’une faillite collective.

Comment l'euro "m'a tuer"

Quelle engueulade à la maison quand j’ai annoncé à mes parents que je voulais prendre ma carte au Parti communiste ! « N’oublie pas que nous sommes des immigrés arméniens, apatrides ; alors on ne se fait pas remarquer, on se tait et on travaille ! » m’a crié mon père.

J’avais dix-sept ans... Marx et le manifeste du Parti communiste m’avaient conquis et au lycée, mon prof de français, membre du parti, m’a donné la meilleure note pour ma dissertation dans laquelle je citais Maurice Thorez après la lecture de L’Humanité.

Rescapés du génocide arménien, originaires de Malatia en Anatolie orientale, arrivés en France en 1925, mes parents se sont mariés puis installés à Romans-sur-Isère où la demande en main-d’œuvre était abondante. Papa travaillait...

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