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Souverainisme
Le souverainisme est un nationalisme bien compris

« Je crois qu’il faut choisir son camp. Mais vous êtes passeur de frontières. Je suis gardien de frontières. Chacun sa nature », écrivait Louis Pauwels. Des années plus tard, et vu de Québec, Mathieu Bock-Côté remet la question de l’appartenance à une nation – qui est selon lui la clé pour le consentement des hommes à l’autorité – au centre de toutes les interrogations. Trop longtemps en effet, la modernité a cherché à liquider les appartenances particulières, assimilées à des résidus folkloriques.

Le souverainisme est un nationalisme bien compris

Pourquoi y a-t-il plusieurs États plutôt qu’un seul ? Cette question aurait pu être au fondement de la philosophie politique moderne. À tout le moins, elle aurait dû y trouver une place, au moment où elle entreprit de rationaliser les fondements de la légitimité politique, en cherchant plus exactement à expliciter les mécanismes qui poussent les hommes à consentir à l’autorité. Sauf exceptions, ce ne fut pas vraiment le cas : depuis Hobbes, les théoriciens du contrat social (Rousseau mis à part), élaborèrent la matrice d’une communauté politique potentiellement universelle, valable pour tous les hommes et ne portant pas une attention particulière à la diversité du monde, comme si elle était accidentelle. En suivant la pente de leur raisonnement...

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