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Néolibéralisme


Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle naît une pensée économique nouvelle, dont Adam Smith est considéré comme le fondateur. Pour la première fois est proposé un modèle cohérent et généralisé de la croissance et de la répartition des richesses. Ce « libéralisme économique » s’appuie sur la vision d’un ordre politique qui ne peut plus procéder des valeurs aristocratiques fondées sur l’inégalité de naissance, mais sur deux grands principes d’une modernité inouïe : la liberté et l’égalité. Dans cette conception humaniste apparaît une société équilibrée et ordonnée au sein de laquelle la sympathie naturelle chez l’homme a réussi à contenir son contraire : l’envie. Le sens de la permanence, le conservatisme des mœurs, l’appartenance à un groupe, le soutien mutuel entre les personnes, l’autonomie sont autant de valeurs d’une société vivace qui forment un puissant levier d’autorégulation.



Le libéralisme se base sur une grande confiance dans la capacité de l’homme à se comporter naturellement de manière décente. Ainsi, dans cet âge d’or du libéralisme, la société repose sur un appareil administratif léger, et sur des institutions le plus souvent informelles et très bien implantées : la famille, la communauté de travail, les relations de voisinage, etc. Un siècle plus tard, c’est sur cette vision confiante de l’homme que se constitue la science économique moderne, qui va modéliser ce qu’on appelle communément l’économie de marché.

Dans ce modèle, le mécanisme des prix devient le noyau central de la régulation sociale, car il apporte aux agents (qu’ils soient consommateurs ou producteurs) les informations dont ils ont besoin pour prendre les meilleures décisions pour eux et, par voie de conséquence, pour la société. Ainsi, l’homme rationnel est né, il s’appellera homo œconomicus. Jusqu’au début du XXe siècle, la société s’organise harmonieusement grâce au bon fonctionnement du marché, un État minimal et efficace...

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