revue
Banques
Banques Abonnés
Banques


Commentant la réaction de nos dirigeants à la progressive paralysie de l’économie mondiale lors de la crise de la Covid-19, un économiste écrivit ce tweet : « Cette crise nous a appris une chose, à savoir que si les Martiens attaquaient la terre, notre première réponse serait de baisser les taux d’intérêt. » Derrière cette plaisanterie se cache le nouvel esprit du capitalisme : pour répondre aux dysfonctionnements du monde, la finance, toute la finance, rien que la finance !

C’est dans les années 1970 que les marchés financiers sont devenus la principale source de financement des entreprises, en lieu et place des banques. La nature même du capitalisme s’en est trouvée métamorphosée, la grande majorité de l’épargne des ménages (assurance vie, épargne retraite, etc.) étant dorénavant orientée vers les marchés financiers. La principale conséquence de cette révolution est que le capital n’a plus à être investi dans l’économie réelle pour créer de la richesse ; c’est son simple échange sur les marchés financiers (la spéculation) qui fait augmenter sa valeur. C’est pourquoi au cours de la crise de la Covid-19, nous avons été spectateurs d’un étrange phénomène : celui d’un effondrement de l’économie réelle (chute d’environ 30 % en deux mois du PIB français) alors que, sur la même période, la richesse financière (la bourse) augmentait de 25 % ! Aujourd’hui, les banques prêtent quasi gratuitement de l’argent à ceux qui en ont déjà beaucoup et qui, bien souvent, ne savent plus quoi en faire sinon acheter des actions, c’est-à-dire spéculer.

LA FOLIE SPÉCULATIVE

Cette spéculation se retrouve au sein même de l’entreprise. C’est au début des années 1990 qu’on peut situer la métamorphose accélérée de la forme entrepreneuriale. Pour accompagner ces nouvelles entreprises (les start-up) naît le capital-risque moderne, qui n’a qu’un seul objectif : les pousser à...

Contenu réservé aux abonnés

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi

L’univers numérique prépare-t-il un monde meilleur ou le meilleur des mondes ?
L’univers numérique prépare-t-il un monde meilleur ou le meilleur des mondes ? Abonnés

Internet est le terrain de jeu de nombreux sites indépendants d’information, mais aussi de Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, ces firmes américaines surpuissantes surnommées GAFAM. Quelle société ce mélange de médias pique-bœufs et de géants de la Silicon Valley va-t-il produire ? Un monde meilleur ou le meilleur des mondes ?

4 commentaires
Mediapart et France 2 petites méthodes et grandes oreilles
Mediapart et France 2 petites méthodes et grandes oreilles Abonnés

Au nom d’une certaine idée de la justice, Edwy Plenel s’est fait une spécialité : publier sur son site Mediapart le contenu d'écoutes téléphoniques. Nombre de médias applaudissent cette violation du secret de l’instruction, France 2 en tête. Au secours, la médiapartisation des esprits est en marche !

0 commentaire