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Nous l’avons oublié, mais, pendant l’occupation, de Gaule était traité de « bolchevik » par les partisans du maréchal Pétain. En 1958, ses opposants défilaient contre lui avec des pancartes sur lesquelles figurait l’inscription : « Le fascisme ne passera pas ». Au fil du temps, le général de Gaulle est devenu une référence obligée et consensuelle, une sorte de mère Teresa avec un képi, mais cela ne doit pas faire oublier le personnage anticonformiste et controversé qu’il était de son vivant. « Il a été autant haï qu’aimé, mais par des populations différentes : plutôt détesté par les “classes dirigeantes”, les intermédiaires, les partis politiques, les corps constitués, les bourgeois et une partie de l’armée ; largement aimé par les Français dont il cherchait le contact et l’approbation par le suffrage », rappelle son petit-fils, Yves de Gaulle. Aujourd’hui, il serait, à n’en pas douter, taxé de « populisme ». Plus sûrement, et même si le mot n’existait pas à l’époque, de Gaulle peut être considéré comme le premier souverainiste. « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave », écrivait-il dans son discours du 27 mai 1942. Ou encore le 25 août 1944 : « La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est la parole du souverain ». Tout au long de sa carrière politique, il ne dérogera jamais à ce principe. Sa politique en matière européenne ainsi que sa vision des institutions de la Ve République ont particulièrement été guidées par celui-ci. Dès juin 1940, l’Europe des patries et des peuples du général de Gaulle s’oppose fondamentalement à l’Europe supranationale de Jean Monnet qui finira par s’imposer avec le traité de Maastricht. Le 17 juin 1940 au soir, de Gaulle dîne chez Jean Monnet. Le lendemain, il lance son fameux appel...

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