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Edito
« Ni une chance, ni une malédiction...» Gratuit

En choisissant de consacrer 160 pages à l’immigration, sans fard, Front Populaire, notre revue, brise un nouveau tabou. C’est ainsi, nous n’avons jamais tremblé à l’idée de choquer les bonnes âmes et faire parler, y compris dans notre dos. Depuis le premier jour, nous nous intéressons au réel et écrivons pour vous plutôt que pour flatter le microcosme, quoi qu’il en dise et quoi qu’il nous en coûte.

« Ni une chance, ni une malédiction...»


En choisissant de consacrer 160 pages à l’immigration, sans fard, Front Populaire, notre revue, brise un nouveau tabou. C’est ainsi, nous n’avons jamais tremblé à l’idée de choquer les bonnes âmes et faire parler, y compris dans notre dos. Depuis le premier jour, nous nous intéressons au réel et écrivons pour vous plutôt que pour flatter le microcosme, quoi qu’il en dise et quoi qu’il nous en coûte. Nous avons choisi depuis le 18 juin dernier, date de notre lancement, de constater, d’étudier, de commenter, de proposer, plutôt que de privilégier la connivence et l’idéologie. Le débat argumenté, le journalisme de combat, c’est notre façon de penser la vie intellectuelle. Pour ce quatrième numéro, nous poursuivons sur cette ligne et ouvrons grand nos colonnes à ce sujet réputé explosif. Et tant pis si depuis des années, les médias et les Français sont invités à se taire sur ce thème.

En choisissant de parler « des immigrations » et non pas de l’immigration, de ne pas essentialiser, d’écrire que l’immigration n’est « ni une chance, ni une malédiction », Front Populaire invite à sortir de la camisole idéologique et à comprendre que le sujet vaut mieux que les utopies simplistes voulues par les valets de la démocratie néolibérale ou les identitaires les plus déterminés.

Notre audace va révolter car en dépassant les lignes des partis, nous heurtons l’homo ideologicus qui a colonisé de vastes pans de la vie publique et de la scène médiatique. Celui-ci diabolise, vitupère et préfère dissimuler par exemple l’état de notre économie, de nos quartiers, de nos dépendances, les troubles de l’opinion, les inquiétudes culturelles, les peurs civilisationnelles plutôt que de voir débattue par le peuple la politique migratoire. Pas plus que l’homo ideologicus ne veut voir les Français choisir souverainement.

Le ciel est lourd, gris en...

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