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L'animalisme est un humanisme Abonnés

Pour Barbara Lefebvre, la défense des animaux peut enrichir considérablement l’être humain en l’aidant à surmonter ses penchants autodestructeurs (dont témoignent aujourd’hui le transhumanisme et la manipulation du vivant) et en le libérant de l’idolâtrie technologique.

L'animalisme est un humanisme

Les Français connaissent bien les positions des leaders d'Europe Écologie les Verts (EELV) s’agissant du réchauffement climatique, des éoliennes, de l’aérien civil et des mobilités urbaines. Mais savent-ils ce que Julien Bayou, Yannick Jadot ou Éric Piolle pensent de la cause animale ? Non, bien sûr, car au-delà des banalités consensuelles, rien de sérieux n’est porté publiquement à ce sujet par les dirigeants du parti vert. La plupart des initiatives et réseaux impliqués dans la cause des animaux sont en effet extérieurs à leur formation...

Or, il ne saurait y avoir de protection de l’environnement sans cette réflexion préalable : quelle est la place que l’humain accorde aux animaux du point de vue philosophique, éthique, politique, économique ? Lui seul a le pouvoir de tuer, exploiter, manipuler, maltraiter pour satisfaire son appétit de domination sur la nature – ou son appétit tout court. Et lui seul aussi peut sauver, protéger, libérer. La question animale est donc de nature à mener l’humain à une interrogation fondamentale sur lui-même et sur le monde qu’il veut habiter. Force est de constater que tous ceux qui décident d’ouvrir cette réflexion en viennent à défendre la cause animaliste.

SOCIOZOOLOGIE

Nos relations avec les êtres vivants non humains diffèrent selon les espèces. Nous ne les concevons pas tous de la même façon (animaux sauvages et domestiques/comestibles et non comestibles par exemple), nous ne leur attribuons pas non plus les mêmes droits. Et au-delà des distinctions biologiques, nos catégorisations varient selon notre culture, principalement sous l’influence des croyances religieuses. L’échelle sociozoologique permet, par exemple, de catégoriser les animaux en fonction de la nature de la relation entretenue avec l’humain1. Ainsi les « bons animaux » qui sont aux côtés de l’humain (pour lui tenir compagnie, lui apporter de l’affection, être utile à ses activités, le nourrir, le...

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