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En Farce, tout va bien, merci !

01/05/2021

OPINION. Dans ce conte, notre abonné nous dépeint un pays parallèle, pas si différent de l’Absurdistan que nous connaissons. Une satire qui balaye tous les travers de notre système politique sclérosé.

En Farce, tout va bien, merci !

Il était une fois, un pays très lointain qui se nommait la Farce. En son centre, le fief historique des grands seigneurs fondateurs, la Petite Farce. Autour, les contrées n’avaient pas de nom particulier, et on leur donnait simplement celui du pays entier. Les habitants de la Petite Farce s’appelaient les farceurs, les autres, les farcis.

Les principales décisions étaient prises par une assemblée dirigeante élue par l’ensemble de la population et qui siégeait bien sûr en Petite Farce. Ainsi, toute la politique concernait surtout le centre et avait une fâcheuse tendance à délaisser le reste de la Farce, pour ne pas dire à mépriser les farcis. Pendant les élections, les farcis et les farceurs élisaient les œufs, ceux qui se regroupaient pour ensuite voter et choisir les grands farceurs. Les grands farceurs montaient des beaux discours pour faire leur programme, la mayonnaise. Quelques farcis étaient choisis, mais allaient très vite s’installer en Petite Farce, et devenaient en quelques mois de vrais farceurs.

Dans l’assemblée dirigeante, il y avait les œufs durs, qui tenaient toujours le même discours depuis très longtemps ; les œufs mollets, les plus nombreux qui trouvaient des excuses à tout, et souhaitaient sans cesse des réformes qui ne changeaient rien, ce qui convenait très bien à la population, d’où leurs élections à chaque vote ; et il y avait les œufs brouillés, pour lesquels on ne comprenait jamais rien à leurs discours, mais qui adhéraient à la mayonnaise de certains grands farceurs que le peuple soutenait, et donc qui étaient toujours représentés dans l’assemblée.

En Farce, la politique était très importante, mais aussi très spéciale. Ce mot venait de poli, et impliquait que les grands farceurs ne disent jamais vraiment ce qu’ils pensent de peur de blesser les gens. En revanche, ils faisaient ce qu’ils voulaient...

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