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Big Sister is watching you : ingérences étrangères et démocratie en péril (partie 2)

CONTRIBUTION / OPINION. Sous couvert de bons sentiments, le gouvernement profite de l’été pour développer un modèle de société fondée sur le contrôle social. Notre contributeur consacre cette seconde partie au projet de loi gouvernemental contre les ingérences étrangères en vue de la présidentielle de 2027.

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Crédits illustration : ©ISA HARSIN/SIPA


L’ingérence étrangère, c’est l’intervention d’un État dans les affaires intérieures d’un autre État. Elle existe depuis que les États et la guerre existent. Ainsi, lors des guerres médiques, le roi perse Xerxès 1er a eu recours à l’argent et aux cadeaux pour influencer la politique de certaines cités grecques.

La vigilance permanente à l’égard des ingérences étrangères est une nécessité vitale pour chaque État. Sun Tzu écrivait que « l’art suprême de la guerre est de soumettre l’ennemi sans combattre. » Pour vaincre un pays cible, la désinformation, la corruption des élites et l’exploitation des divisions politiques et sociales sont en effet des moyens tout aussi efficaces (et bien moins coûteux en hommes et en matériels) que l’assaut militaire frontal.

À première vue, il n’y aurait donc rien à redire au « Projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique », déposé par le Premier ministre au Sénat ce 22 juillet. On pourrait légitimement penser qu’il s’agit d’une mesure défensive indispensable — aussi indispensable que l’entretien de notre force de dissuasion nucléaire — pour protéger la France et les Français dans un contexte géopolitique international très préoccupant. Sauf que…


Depuis quand le gouvernement se soucie-t-il de la sécurité des Français ?


Sauf que, dans un pays où le gouvernement ne fait strictement rien pour empêcher plus de cent attaques au couteau par jour et préfère donner des canons Caesar à 4 millions d’euros pièce à l’Ukraine plutôt que d’équiper les Ehpad en climatiseurs et les pompiers en Canadair, il faudrait être encore plus naïf que le pantin « Oui-Oui » pour continuer à penser que nos dirigeants politiques veulent notre bien.

En effet, comment peut-on prétendre lutter contre une quelconque ingérence étrangère quand tout notre cadre juridique repose sur le principe de supranationalité, donc sur une ingérence massive et...

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