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« Le camp de la raison et de la République » : la leçon politique du macroniste Clément Beaune

26/08/2021

ARTICLE. Interrogé par Le Monde, Clément Beaune assimile le Président Macron au « camp de la République, de la raison et de l’équilibre de la société ». Présentant la stratégie européenne du président-candidat pour les présidentielles, le Secrétaire d’État chargé des affaires européennes n’a pas hésité à réduire ses opposants à de simples perturbateurs.

« Le camp de la raison et de la République » : la leçon politique du macroniste Clément Beaune

« Incarner le camp de la République, de la raison et de l’équilibre de la société ». C’est en ces termes que le secrétaire d’État aux affaires européennes Clément Beaune a présenté dans un entretien donné au Monde ce 23 août la stratégie européenne du « président-candidat » Macron. A la lecture de l’entretien, le ton du ministre oscille entre le mépris de l’opposant et l’autosatisfaction européiste.

Une leçon politique

Chassez le naturel, il revient au galop. La condescendance des macronistes à l’égard de l’opposant commence à faire système. Dans la perspective des échéances électorales, le (très) macroniste Clément Beaune se pose en donneur de leçon manichéen : « En 2022, la présidentielle et les législatives vont se jouer sur un clivage entre ceux qui assument la complexité, la raison ; la science, une forme de modération verbale et ceux qui jouent des effets de la polémique et des divisions ». En dépit du fiasco des régionales pour le parti au pouvoir, le ministre assume sa position. Peut-on pourtant avancer que la raison, la science et la modération verbale sont l’apanage du macronisme ?

« Un fou, c'est celui qui a tout perdu, sauf la raison ». Le propos du secrétaire d’État donnerait envie de renverser la phrase de Chesterton. Transformant les élections à venir en un plébiscite entre le Bien et le Mal, le camp de la « raison » contre celui de la cécité, de la « science » contre celui des ignorants, Clément Beaune joue un jeu de communication bien rôdé. La déraison aurait-elle changé de camp ? Le Bien étant, sans grande surprise, l’État maastrichtien et son idéologie. Le Mal, tout ce qui s’y oppose. Quitte à taxer l’opposant d’affreux populiste : « Le seul fil rouge des populistes, c’est la haine », ajoute le ministre...

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