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Mine de lithium dans l'Allier : un premier pas vers plus de souveraineté industrielle ?

25/10/2022

ARTICLE. La société Imerys a annoncé, ce lundi 24 octobre, un projet d’exploitation de lithium dans l’Allier sur le site de Beauvoir. Un premier pas stratégique vers plus de souveraineté, notamment en ce qui concerne la production de batteries électriques.

Mine de lithium dans l'Allier : un premier pas vers plus de souveraineté industrielle ?


On le sait, la France d'Emmanuel Macron veut basculer dans le monde du tout électrique et dire adieu aux énergies fossiles. Un cap ambitieux qui nécessite d’homologuer de nombreuses étapes intermédiaires. Ce lundi 24 octobre, la France, par l’intermédiaire de la société Imerys, a annoncé la validation de l’une d’entre elle. Dans un communiqué — validé par Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, mais aussi de la Souveraineté industrielle, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition Énergétique et Roland Lescure, ministre Délégué à l’Industrie — l’entreprise d’exploitation minière a annoncé le lancement d’un projet d’exploitation de lithium, à Beauvoir (Allier).

L’emplacement n’a rien de surprenant. Ce site fait partie des principaux gisements reconnus par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) qui les identifie principalement dans le Finistère (Tréguennec) dans la Creuse (Montebras) ou le Limousin (Chédeville). Beauvoir est de loin le plus prometteur, avec plus de 374 000 tonnes de lithium supposées extractibles et identifiées par cette antenne du ministère de la Transition écologique en juin 2021. Imerys, qui a investi environ 30 millions d’euros afin de réaliser des sondages miniers, se veut plus optimiste encore : il envisage l’extraction de 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an pour une durée d’au moins 25 ans, voire au-delà.

Redécouvrir les mines

Une fois les phases de laboratoire et de pilote industriels – elles pourraient prendre jusqu’à cinq ans – achevées, le site devraient commencer sa production. Imerys table sur la création de 1 000 emplois directs et indirects, et sur une production qui alimenterait l’équivalent de 700 000 véhicules électriques en batteries lithium-ion. De quoi concurrencer les principaux exportateurs de lithium que sont l’Australie, l’Argentine, le Zimbabwe, le Chili ou la Chine ? Non, loin de là. Mais au moins de quoi offrir une alternative locale, souveraine et plus...

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