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« Méthode Notre-Dame » : Emmanuel Macron se réveille sur l'industrie et veut accélérer le déploiement des projets industriels et agricoles

ARTICLE. En se revendiquant de la « méthode Notre-Dame » ou de celle des Jeux Olympiques de 2024, le Chef de l’état entend lever les nombreux freins aux investissements industriels. Il était plus que temps…

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Jeanne Accorsini/SIPA


En voilà, un choc de simplification bien tardif. Après un Conseil des ministres organisé pour l’occasion à Montluçon (Allier) ce mercredi 22 avril, Emmanuel Macron s’est rendu sur le site de la future mine de lithium de l’entreprise Imerys à Échassières. Près de ce cratère à ciel ouvert duquel ont été extrait étain, kaolin et tungstène par le passé, le Président a annoncé une série de mesures favorables à l’industrialisation de notre pays.

« Ce que nous voulons pour la France et l’Europe suppose de faire plus vite », a-t-il avancé, précisant que « rien ne justifie que nous soyons une nation qui sait faire en cinq ans la reconstruction de Notre-Dame de Paris et qui parfois met plus de cinq ans à faire un projet industriel ou un poulailler ». Cette accélération passerait par une simplification des procédures, pour bâtir « 150 cathédrales industrielles » ainsi que les projets agricoles déterminants pour notre pays. L’ensemble des projets évoqués correspondent à investissement cumulé de 71 milliards d’euros.

L’obtention des autorisations pour implanter une usine prend en moyenne de 17 à 19 mois en France, contre 4 et 12 mois en Allemagne. Les projets locaux sont souvent le théâtre d’affrontements juridiques — voire physiques — entre de multiples associations, les collectivités locales et les industriels. De guerre lasse, le DG de Safran Olivier Andriès, qui envisageait un projet d’usine à Rennes, avait déclaré au micro de l’Assemblée nationale ne plus vouloir « investir en France dans une ville détenue par une majorité écologiste », car « si c’est pour être accueilli par des tomates quand on crée 500 emplois dans une région, ce n’est pas la peine ».


Pourquoi seulement maintenant ?


Pour remédier à ces oppositions encombrantes, le gouvernement devrait proposer une simplification des évaluations environnementales. Elle permettrait de faire gagner...

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